Trimestre 1> PROVINCES JL L Y R IENNE5. N. 24 TELEGRAPHE OFFICIEL Trieste, samedi 23 mATs A H 0 L E T E R R E-Londres, 4 nsars. Douvres , le j m*™. — les corsaires français ont recommencé leurs opérations sur catte partie de la cote. On en a aperçu trois hier matin devant le Sud-Foreland ; et dans la soirée, «n d'eux a cherché à prendre un brick venant de Lisbonne j, mais il n'a pa« réussi dans son entreprise, le brick étant entré dans ce port. Aujourd'hui, vers les ii heures du matin , un lougre armé en course , et sous la forme d'un bateau pilote, est resté pendant long temps très près du port-On l'a vu diriger sa route sur une barque étrangère qui avoit fait un signal pour appeler un pilole à son bord. L'ayant approché , il lui rira deux coups de fusil , ne pouvant pas l'aborder parce que la mer étoit grosse , et il lui fît diriger sa route vers la côte de France. La batterie de To.unsen aus' sitôt tira des coups de canon d'alarme qu'une fregate, venant de ï'ouest avec un convoi, entendit peureusement. Elle rallia îo ut Je convoi , et chassa l'ennemi dans le but de le couper i mais ie corsaire , voyaut la frégate , abandonna sa prise , qui est rentrée dans le* Dunes. La frégate continua de donner chasse à l'ennemi, avec l'espoir de l'atteindre. Plymouth, le * mars. & Cahton, bâtiment américain, commandé par Peter Wickman , venant de la Nouvelle Orleans avec une riche Cargaison , est entré dans ce port. Il a été pris par un corsaire français , et repris ensuite , le 16 du mois dernier , par le vaisseau de S. M. le Pompée. Dublin , te ^^ fevrier. — Nous avons appris que le gouvernement avoit ordonna au sherif Neville d'empêcher la réunion du comité catholique. Le sherif, avec cette force de caractere et de jugement qui lui .font honneur, a refusé d'adhérer à cet ordre " a moins que le premier secrétaire ,4'£tat ne lui donnât à cet effet un varrssnt spécial , et qu'il ne s'engageât en outre à indemniser les shérifs de toutes les çoméquencesquirésultferoient d'une action ou d'actions judiciaires qui pourroient èrre intentées par les personnes troublées de la sorte dans l'exercice de leurs droits incontestables. " A une assemblée du comité ge'nérai des catholiques d'Irlande,, tenue hier, z6 fevrier, lord French siégeant en qualité de président, il a été résolu: „ Que la correspondance entre lord French !et M. le secrétaire Pole sera publiée ; " Que ce comité avoit été nommé par une assemblée générale des catholiques d'Irlande, pour dresser et faire présenter au parlement de leur part des pétitions , à l'effet d'obtenir la levée des restrictions et interdictions politiques qui frappent ceux de leur communion ; " Qu'ayant , dans, les efforts qu'il n'a cessé de faire pour remplir les devoirs qui lui sont imposés , toujours évité soigneusement toute infraction aux lois connues et à la consti tution de son pays, il a appris avec étonnement_qu'on s'étoit permis, relativement à certaine partie de sa conduite , des accusations propres à faire révoquer en doute sa légitimité ; et que, par suite de ce système , on avoit adopte des mesures et fait des menaces qui, si on y perséveroit, ne pouvoient manquer de détruire un des droits les plus chèrs à tous les sujets de l'Angleterre et aux catholiques d'irlande ; un droit qui étoit presque le seul dont ceux-ci jouissent, le droit de pétition i " Que le comité , n'ayant reçu qu'une instruction concernant un objet unique er particulier , et tendant à ce même objet, ainsi qu'il a déjà été dit, ne peut, par une interprétation forcée et arbitraire, être placé dans le cas de l'application de la loi appelée l'acte de convention; „ En conséquence , que les membres de ce comité étant vivement affectés des humiliations et interdictions aussi in. justes que peu méritées, qui pesent sur ceux de leur communion, et aussi profondément pénétrés du sentiment de reur devoir envers ceux qui ies ont enarges de dresser er de présenter lesdites pétitions , se sont engages l'un à i'egarû de l'autre, ainsi qu'envers ceux qui partagent leurs gneis , à perseverer sans relâche et constamment dans ies eiiorts a*xqusi* ils sout autorisés par ia constitution, jusqu ace qu ils aient de-hniuvemeitf obtenu leur liberté commune ; événement qui peut seul donner à ceux qui sont attaches à leur pairie quelque certitude de voir l'intégrité et i iiidcpendance des iles, britanniques se conserver dans leur invioiaûiiiie et dans toute leur foret. " ' (Montieur.) On dit que le chancelier de l'échiquier se propose d'avancer trois millions, pris sur ies muets de i'echiquier, pour venir au secours de nos maisons de commerce , mais on craint que eette somme ne soie pas suivante , vu qu'on cite plusieurs maisons qui ont une grande quantité de capitaux morts, et à chacune desquelles il faudroit. de 30 a 40,000 livres sterling , pour les mettre en étac de continuer ie ur commerce. C'est avec peine que nous apprenons que la fièvre jaune a fait des ravages considérables à bosd des bâtimens sation-nés aux Isles-sous le-Vent. La frégate Njadea, capitaine Got terell, a perdu 47 hommes <<'equipage, y compris neuf of ficiers. La T beti s , capitaine Byam , a plus souffert encore que la Mjaden. Elle a perdu 7 midshipmen, le secrétaire du capitaine, et 7 $ hommes d'équipage. Le lieutenant Sprott, du Star y est mort le 12 décembre. Les habitans d'English-Harbour, dans l'île d'Antigues, ont beaucoup souffert de la fièvre jaune. Depuis bien des années, cette saison n'avoir pa» été si destructive. Le Gleaner , qui^est arrivé à Plymouth le 5 janvier, a laissé à la Barbade l'amiral sur Francis^La-forey , à bord du Dragon, et le Statira. Extrait d'une ktire de l'île d'Anholt ( Baltique ),, datée ,.»,' du 7 fevrier 1811. " Le tems a été très-rude pendant les trois semaines dernières. Il a gelé en mer à six milles de l'île , et la g Iacç auroit pu porter un nombre infini de personnes. Tout le Ca-tegat étoit couvert de glaçons;, ce qui fait, que nous n'avons M pas eu de cpmmuhipation avec" {Angleterre depuis le 4 dé cembre. La garnison est en bon état et anjmée d'an bon esprit. " {Moniteur.) TURQUIE. / Constantinople, 1 » fevrier. Comme il circuloit ici de faux buits sur des négociations de paix avec la Russie , le gouvernement a défendu, sous les peines les plus sévères , de parler davantage de cet obier. Le Grand Seigneur a fait pa-roître en mcme temps un appel à tous les Musulmans , par lequel il les exhorte à se rendre à l'armçe et à défendre leur patrie: il déclare qu'au commencement du printemps il se mettra lui-même à la tête de ses troupes, et marchera contre l'ennemi. Tous les maççlots des îles de l'Archipel ont rfÇu ordre de se rendre à l'arsenal de Constantinople a pour y attendre leur destination ultérieure. Tout est tranquille dans cette capitale ; la plus grande subordination régue parm^ les janissaires, et l'on maintient la police la plus sévère dans toute l'étendue de la monarchie. On doit ces deux avantages à la conduite ferme et énergique du Grand Seigneur, qui est supérieur, à cet égard, à un grand nombre de' ses prédécesseurs , et qui inspire par là le respect. (Josirn. de l'Emp.) D A N E M A R C K, Copenhague , ï* fevrier. Une chaloupé de guerre anglaise» destine'e pour Anholr, et envoyée cyprès f'our mettre le feu à un bîtiment de transport, chargé de poudre, de mortiers et d'autres espèces de munitions , et qui avoit échoué sur les cotes de Skagen en Jutland, y a échoue' elle-même avant de s'être acquittée de sa commission. Son équipage étoit compose de 120 hommes, donç, un officier et dix hommes ont péli.- le reste a e'ré sauvé. Ces personnes sont dans l'état le plus pitoyable, plusieurs d'enrr'eux ayant eu les mains et les pieds gangrenés par l'effet du froid excessif et de l'intempérie de la saison. (Journ. de l'Emp) SUIS S E. Zurich, 3 mars. Notre bourguemestre , M. Reinhard, ancien landamman de la puisse, est dans ce moment à Soleure avec ,MM. de Wattenwyl, de Berne , Heer, de Glarus , Muller-ïridberg, de Saint-Gall, Merian, de Bâle , et plusieurs autres membres des gouvernemens de divers cantons , pour délibérer avec le landamman de la Suisse sur la situation du canton du Tessirn M. Alberti, député de ce canton^ est aussi arrivé avec des instructions. On dit que S. Ex. le jninistre de France en Suisse, a reçu des communications de Paris sur cette affaire, et qu'il doit se rendre à Soleure. 'KGax. de F r.) AUTRICHE. KUnnc, 16 mars. Par une Patente du 10 fevrier dernier, 'publiée aujourd'hui , S. M. après avoir fait connoitre qie malgré tous les efforts qu'elle a constamment faits pour rélever le papier monnoje, ce papier continue à tomber prodigieusement de jour en jour, 'et.qu'une "mesure énergique et rapide peut seule soustraire ses sujets au Ranger imminent devoir les t il lets de la banque entièrement decrédi tés et sans aucune valeur, a ordonné ce,qui suit: 1. Les billets de la banque de Vienne cesseront^ entière- nent:d'avoir cours à parrir du 31 janvier î8i*. Jusqu'à cette époque ils seront échangés contre de billets de remplacement sur le pied du cinquième de leur valeur nominale. 3. A partir du 15 Mars x 811 les billets de le banque seront échangés contre la monnoie de convention et des bil lets de remplacement, pour le cinquième de leur valeur nominale , de la maniere qui suit: Les billets de la banque d'ï. fl., pour 12. idem de 1 - 24 idem de s 1 fl. idem de 10 z idem . de > i 5 idem de so j0 idem de 100 39 idem de 500 100 |Is seront reçus sur ce pied sans la moindre opposition, dans dans toutes les xaiçses [publiques eç particulières juqu'à la fia de Janvier 1812, 4- A compter du 1er. février 5812 les billets de rempla cernent seront substitués entièrement aux billets de la banque de Vienne comme le seul papier monnoie légalement émis , et dont la circulation sera exclusivement autorisé« dans les ctats héréditaires. L'échange des billets de la banque contre ces nouveaux billets et la monnoie de convention n'aura lieu que jusqu'à la fin de janvier 1811. s- Il ne sera mis ei\ circulation de ces billets de rempU. cement qu'autant qu'il en faudra poter échanger , les billets de la banque sur le pied du cinquième de leur valeur nominale Ï1 résulte de cette mesure que la somme des billets de remplacement mise en circulation ne pourra jamais être portée au del4 de »n, is9» 750 fl. 6. Cette masse de papier sera successivement diminuée, ,et comme ces billets de remplacement sont mis directement sous la garantie des états héréditaires, les mesures les plus efficaces seront prises pour établir un fonds d'amortissement qui réponde aux besoins de l'état aussitôt que cette affaire importante aura été discutée à I« diète «ïu royaume de Hongrie et à celle de la Ttansi\vanie : La diète de la Hongrie va être convoquée sous peu à ceî; effet; celle de la Transil-vanie est déjà réunie» Il reste toujours fixé que la produic des biens religieux destinés à être vendus, sera entièrement employé à l'amortissement du papier monnoie. Le fonds d'amortissement sera en outre augmenté par d'autres moyens afin que les opérations puissent s'effectuer d?uae maniere aussi prompte qu'cfficac«. 7. La Dépuration d'amortissement est chargée de la fabrication des billets de remplacement, et de 1 échange des billets de la banque contre ces derniers. Elle sera responsable qu'il ne soit jamais mis en circulation une quantité de nouveaux billets supérieure à celle nécessaire pour échanger les billets de la bauque mis hors de cours à partir de l'époque in- , diquée. Les fonds d'amortissement seront aussi sous l'administration de la même dépuration. 8. A partir du 15 mars 181 a les billets de remplacement seront reçus dans toutes les caisses pour leur entière valeur nominale. Jusqu'à la fin de janvier i8n les billets de la banque le seront également pour le cinqu eme de leur valeur nominale; les uns et les autres seront regardés commele seul papier monnoie qui circule dans l'intérieur et comme monnoie de la ville de Vienne. 9. A compter du ij mars 1811, tous les contrats enm* . s*»."" , i \ l Jps habitans des états héréditaires, autant 4115 ces contrats n'auront aucun lapport à l'étranger, devront être stipulés en tnonnoie de la -ville de Vienne, en conformité du S. 8 de l'a présente patente. les contrats postérieurs à l'çpoque sus-indi-quée, qui auront été faits autrement, sont dès-à-présent dé-r flarés nuls. Ii serp seulement permis, en cas d'emprunts, de stipuler le payement de la somme empruntée dans les mêmes «spèçcs qui auront été fournis. 10. L'article prccédenr ne aucun, rapport aux contrats de toutes nature avec l'étranger : Dans ces contrats il cera est per mis d'exprimer l'espeçe de monnoie que les parties inré-ressées auront adoptée pour le payement, qui devra avoir lieu avec la plus scrupuleuse exactitude* La sttitç au numero prochain. t)u 19 mars. M. Iç générai comte de ivlenau , con. seiller de la1 guerre , suceède à S. A. l'archiduc Ferdinand dans le commandement militaire de la Moravie. (Gaz. de Vienne.} EMPIRE FRANÇAIS. Sion., ? mars. M» le chevalier Derville Malechard , préfet du département; du Simplon , a été installé solennel, îement le »s fevrier par M. le comte César Berthier, general de division, commissaire-général de S. M. l'Empereur et Roi. Hambourg » 9 mars, Depuis plusieurs jours, il passe à fîamboitrg beaucoup d'officiers de marine de S. M. le roi de J)anemarck » conduisant des détachemens de marins, composés de maîtres et de matelots de Danemarck, du Jutland, de la ■Jîorwège, de Schleswig et du Holstein: ces derniers ont été levés par M le chambellan de Watersdorff, chef de division de la marine. \ M. Lars de Fabrij ius, capitaine de vaisseau de S. M. D. çst également passé en cette ville, se fendant à Anvers. Ces differens détachemens étoient sous la conduite de MM. {Jldal, de K.aas, Holst, capitaines de frégate; Warendorff et K-iock, lieutenans de vaissean. Tout le monde rend justice à la bonne composition de ces détachemens, qui ont montré beaucoup de contentement de se trouver chargés par leur souverain de concourir avec les soldats de l'Empereur Napoléon à la défense de la liberté des mers. La perfidie des Anglais envers le souverain de la nation danoise , l'incendie, de Copenhague, qui a eu lieu en pleine paix, et l'enlèvement non moins perfide des vaisseaux danois * sont gravés dans la mémoire de ces marins de tous grades. Ils répondront par leur courage, lorsque l'occasion s'en présentera, à tout ce que le loyal souverain de Danemarck attend d'euk; ils honoreront le pavillon danois. Paris, ii mars,. Des lettres de New-Xork annoncent la faillite de treize maisons anglaises ou écossaises des plus considérables de cette ville. Plusieurs d'entr'elles avoient chacune pour plus de »o»,000 li v- steri, de marchandises anglaises dont elles ne pou voient se défaire à aucun prix. Les mêmes avis parais d'Amérique , le aii janvier, portent qu'aucune maiso.i américaine et française n'avoir reçu d'échec s que le change sur l'Angleterre étoit à u et demi pour ioq de perte; et que l'on regaidoit comme certain que Pacte de non intercourse alloit être remis en vigueur contre l'Angleterre, ' (Moniteur.) v- S. M. PImpératrice s'est promène'^ k»er pendant une heure dans le jardin des Tuileries , dont le« allées, les terrasses , [les avenues, étoient remplies d'une foule .immenie attirée par l'espérance de la voir. S. M- I'EmPEREUr a teuule 9 un conseil de l'Université-—• Hier dimanche, S. M. I'Empereur et Roi, entouré des princes, des ministres, des grands officiers et des officiers de sa maison, a reçu avant la messe au palais des Tuileries dans la salle du trône les députations des collèges électoraux des départemens de Gê^es, de Marengo, de Tarn et Garonne et de la Vendée. Leurs présidens ont présenté à I'Empe-reifr des adresses auxquelles S. M. a répondu, ainsi qu'il Ult :. A la d 'putation du département de Genes. " Les peuples de Gênes connoissent la prédilection que j'ai „ eue pour eux dès k premier moment où j'ai paru à la, „ tête de mes armées en Italie. Ils peuvent aussi se vanter „ avec raison de m'avoir été constamment fidèles, et leur ,, attachement n'a fait qu'acquérir une nouvelle chaleur tou-tes les fois que la fortune de mes armes a paru être in-„ certaine. Ils fournissent aujourd'hui un grand nombre de ,, matelots à mes escadres ; et lorsque mes amiraux m'ont „ rendu compr^ du zèle et du bon esprit qui les animoient ? „ mon cœur en a été vivement emu. „ Les momens ne sont pas éloignes où je vous mettrai à ,, même de surpasser la gloire qu'ont acquise vos pères sur ,, toutes les côtes de la Mediterranee." N A la deputati on de Marengo. " Je vous remercie de ce que vous médités. Les grands „ travaux que, depuis dix ans, je fais faire à Alexandrie ,, rendent cette ville l'une des plus fortes de l'Europe : je „ compte sur la fidélité et la bravoure de mes peuples de „ Marengo-" A la imputation de Tarn et Garonne : " J agrée vos sentimens : j'en connois la sincérité. Lors de », mon dernier voyage , j'ai été satisfait de tout ce que j'ai ,, vu dans vos belles contrées , et spécialement dans ma f, bonne ville de Montauban. Comptez toujours sur mon af-„ fection. " A la députation de la Vendée. „ Tout ce que vous me dites dans votre adresse, je l'ai éprouvé lors de mon dernier voyage dans votre pays. Le „ spectacle que m'ont offert vo\ villes et vos village» , di* „ ans après la guerre, m'a paru horrible. J'ai fait la guerre „ dans les trois, parts du monde. Je crois avoir des droits à ,, la reconnoisèance des peuples que j'ai vaincus ; car , six „ mois après la guerre termine'e, il n'en restoit plus de traces „ sur leur territoire. J'ai été touche' des sentimens que mes „ peuples de la Vendée m'ont témoignés. Ils ont..raison de „ compter sur l'amour que je leur porte. Faites disparaître „ promptement ces traces de nos malheurs domestiques. J'a ,, mis, cette anne'e, à la disposition de mon ministre de „ l'intérieur de nouveaux,moyens pour vous y aider. Lorsque „ vous, relevez une. ruine;, que vous rebâtissez june de vos ./"maisons, songez que vous faites la chose qui m'est le plus ,. agréable ; c'est une manière sûre de me plaire. la pre-,, mière fois que vous reviendrez ici , dites-moi. que toutes „ vos villes, et vos villages sont entièrement, rebâtis , er que „ mes peuples de la Vendée sont logés comme le comporte la fertilité de leur sol."- Du iz mars. S- M., a tenu , hier, le jje conseil du corn«., merce et des manufactures. $4 • L ; v". ■ .—. S, M. l'Empereur"a chasv* ça matin dons la forêt de Saint-Germain. — S. M* P Imperatrice a fair aujourd'hui à deux heures sa promenade ordinaire. J1 y a eu a.ijourd d'bui revue à la place Vendôme, d'une parjtie des troupes formant la garnison de Paris. S. M- a rendu , le 8 de ce mois , le décret suivant ; Voulant assurer de nouvelles récompenses aux militaires admis à \a retraite ou réformée pour cause d'infirmités ou de blessures; considérant quii existe dans les administrations civiles divers emplois qu'ils sont susceptibles d'occuper, et auxquels il est de notre justice de les faire concourir , selon Aux Veuves et orphelins des ofliciers supérieurs: les entre' pots généraux de tabacs , les bureaux de loterie. Aux veuves et orphelins des officiers de tous grades : les entrepôts particuliers de tabacs et débirsd'un pjpduy au-dessus de 1500 fr. Aux veuves et orphelins des sous officiers et soldats : ies débits de tabacs aû-dessous ds 1500 fr. 7. Les places accordées aux militaires dans la tégie des tabacs, ne pourront excéder, pour le moment, la moitié de celles qui seront déterminées par le cadre d'organisation. 11 en Sera de même des places de receveurs et percepteurs des contributions, de celles qui dépendent de l'administration dèç que le bien du service l'exigera; sur le lâpport de notre mi- j forêts, des lieutenans et sous-lieutenans d>s douanes. Les ministre de la guerre, notre conseil d'état etendu , nous avons ( lkaires ne concourront que pour un tiers aux places dépen-décrété et décrétons ce qui suit: dantes de l'administration des poste«; et de.la direction eé- qui Art. t . Les emplois ci-après designés seront accordés aux militaires de. terre et de mer , jouissant de la solde de retrai, te , ou à ceux qui, sans avoir obtenu cette solde, auroient été réformés, par suite d'infirmités, d'accidens ou de blessures provenant d'un service de guerre, et lorsque, dans l'un ou l'autre cas , ils auront satisfait aux conditions nécessaires pour remplir ces emploie ï. Seront affectés aux officiers supérieurs