Trimestre H provinces il l yr ie n n e N. 40 TELEGRAPHE OFFICIEL. Trieste, samedi iS mai 1811. ANGLETERRE. Londres , 1-2 avril. Toutes les villes de manufactures adressent des pétitions au regent. Nottingham est en état d'insurrection ouverte: on vient de faire partir pour cette destination is 7.111e régiment de dragons. Les villes de G la sco w en Ecosse et de L i ver pool jettent des cris de détresse et demandent que le gouvernement leur fasse des prêts immense;. Le désespoir se manifeste dans toutes les classes oavueres, er tout ce que nous avons sous les yeux ne met que trop au grand jour l'efficacité des mesures adoptées par l'Empereur N^PglEON contre le commerce de ce pays. (Moniteur.) RUSSIE» Peiershourg, 8 avril. M. le duc de Vicence est encore ici. On dit qu'il ne partira qu'après l'arrivée de son successeur , M. le comte Lauriston. — Le prix des denrées coloniales est toujours très bas., tandis que les marchandises des manufactures étrangères haussent de prix. (Jour». de Paris.) HONGRIE. Pancsêxva , »5 'avril. II régne beauconp d'activité dans les arsenaux de Belgrade , Scnabatz et Samendria. On y déjà fondu un grand nombre de boulets. On fond dva-près 1« calibre ru.se tous les canon« qu'on a pris jusqu'ici sur les turcs. La fonderie est dirigée par 2 ouvriers russes qu'on a déjà envoyés il y a deux ans de Valachie en Sérbie. Les artilleurs russes qui sont à Belgrade travaillent en commun avec les serbiens. Comme la campagne n'a point encore commencé , la plus grande partie des cotons de Macédoine passe par Orschova ; on les décharge à Widdin, d'où on les transporte par eau à Alt-Orschova. Le cuir , le safran , le riz ét le coton filé sont dirigés sur Brody. Gaz. de Francfo rt.) Semlin , 17 avrJ. Un a été fort surpris à Belgrade de la Lettre du général russe qui invite Czerni-Georges à se îendre à Bucharest, pour y prendre part aux négociation s. Comme ce chef des Serviens passe pour n'être pas très-bien avec le général russe, 011 a cru voir dans eetre invitation un pré* texte honnête de l'doigner de la Servie et de l'attirer eu Yalachie , mais il paroît qua Czerni-Georges ne juge pas la chose ainsi. Il croit qu'il est appelé pour discuter les droits de sa nation qu'il a si vaillament défendue , et il est décidé à se rendre à Bucharest. (Joum. de Paris.) W E S T P H ALI E. Castel, 19 avril. Notre Université Westphalienne de Gœttingue continue à maintenir son ancienne splendeur. La générosité du roi et l'activité du conseiller-d'état baron de Leist, chargé du département de l'instruction publique , ne perdent pas de vue cet intéressant établissement littéraire. "Dès que les changemens qu'on fait à l'hôrel où la grande s biblichèque est conservée seront entièrement terminés (ce qui sera au milieu de l'été prochain ), la belle bibliothèque de Wolfenbuttel, dont le roi a fait don à l'Université de Gœttingue , y sera transportée. On va s'occuper aussi de la construction d'un- nouvel observatoire astronomique à Gœttingue. (Joum. de Paris.) NOUVELLES DES ARMEES EN ESPAGNE. armee de catalogne. La Junte de Catalogne avoit pratiqué des intelligences dans la ville de Barcelone i on avoir promis de lui livrer le fort ds Montjoui, moyennant une somme de trois millions» Le général Maurice M, ai nie u, commandant à Barcelone, in-streit de ce» meutes, résolut d'en tirer parti ; les affaires furent conduites de manière que, du 1 ? au 20 mars à une heure après minuit, 8000 insurges, sous ies ordres de Campo-Vetdï, lurent réunis près de Baiceioane. Huit eents hommes d'eLte se jetèrent dans le fosse du fort Montjoui; la garnison prévenue les accueillit par un feu bien nourri ; le désordre se mit aussitôt chsz l'ennemi ; différentes embuscades préparée», se itvèienr à la lois; l'ennemi fut mis dans une déroute complète, et perdit deux à trois mille hommes, dont So© tués. L'agent principal, se disant ministre des finances de la Junte, qui avoit tramé cette affaire, a été saisi dans un village à une demie lieue de Barcelona avec trois millions qui de voient être le prix de la tiahison. Affaire de Figuières. Les insurgés ont'eie pius heureux a Piguères. Deux employés subalternes du magasin des vivres de la place , tous deux Catalans et nommes Palapos, out vendu pour vingt mille piecertes les ciefs du magasin, que le garde en chef avoit eu la simplicité de leur abandonner. Une porte secrete dounuit sur les foas.s de ia place, sous le pont-levis ; joo miquelets furent introduits daus le fort à deux heures après minuit, et s'emparèrent de la place, où se trouvoient 400 hommes de la garnison. On n'avoir encore rien appris de cet événement dans la ville quand on se présenta le matin au fort, où on fut reçu à coups de fusil. Cet accident est le résultat de la négligence des comman-dans, qui, se fiant à la grande hauteur de l'escarpe de la cittadelle, ne faisoient faire aucun service: tout le monde dormoit la nuit: le jour, les portes étoient ouvertes sans être surveillées; tout le monde pouvoit entrer ou sortir. Aussitôt que le général Baraguey-d'Hilliers a eu connoissance de cet événement, il s'est porté devant le fort, qu'il a faiç investir. Le général Quesnel accourut aussi de Mont-Louis avec sa division; mais avant que Investissement fut complet , iïoo miquelets avoient trouvé le moyen de pénétrer dans la place, les autres corps qui se sont présentés depuis, ont été repoussés et dispersés. Les insurgés manquent d'eau, de viande et de bois dans la place. Le S mars , deux vaisseaux anglais se sont approchés du • jtórt de ï!Iai*s, et ont cartonné vivemeirt la ville, pendant que se-pr emba'cations armées se dirigeoient sur le port pour y enlever une barque chargée de bled pour Barcelone, mais le colon"! Lamarque du e léger, ayant fait embusquer deux compagnies derrière les rochers , les sept embarcations ennemies furent accueillies par un feu de mousquetterie si bien nourri , qu'elles furent forcées de virer de b;?rd , avec perte d'une vingtaine d hommes tue's ou blessés. La croisière 3 dispiru. Le général Garreau , commandant à Mont-Louis, ayant appris le 15 avril, qu'un parti de 309 insurgés venoit d'entrer à Puycerda, où ils commerroient des desordres, partit aussitôt avec cent hommes du ao.e de chasseurs à cheval, soutenus par une compagnie du régiment de Wurzbourg. Vers midi, le général découvrit les insurgés en avant de la ville j son infanterie n'avait pu suivre la marche rapide des chasseurs ; il se décida cependant à brusquer l'attaque. Tout fut çulbu-é et sabré. Il a fait quatre-vingt-deux prisonniers. Armée d'Aragon. Le 3 mars, la garnison de Tarragone est venue attaquer le fort de Saint-Philippe du col Balaguer avec »000 hommes; le feu de la place a forci l'ennemi à la retraite. Après avoir vu chasser honteusement un parlamentaire envoye pour proposer au commandant de livrer le fort moyennant une Spmme considérable qui lui seroit payée en Angleterre. Le m?me jour, le gouverneur de Tarragone a essayé d'enve|opper avec 6000 hommes 2000 frarçds, postés au Perei lo, sous les ordres du colonel Robert qui le tint en respect et reçut sans s'ébranler sa Cavalerie, jusqu'à ce que le général Hubert, arrivant avec un régiment et spn artillerie, le força à regagner en desordre la route de Tarragone. L'Anglais Doyìe a voulu lever un régiment dans le? montagnes de Catalogne. Le colonel Solano , avec if offh ciers, cerchait à recruté? à force d'or les jeunes gens et même les bandes de voleurs des hautes vallées, Les colonnes-en-voyées à* sa recherche l'ont surpris avec tout son monde pendant la nuit du 14 au 15 mars, à Blancafort, sur la "îïoguera; 3 s de ses gens ont été tués et le reste pris au nombre de 96 , parmi lesquels 10 officier et 3 chefs del voleurs, La destruction, de c^tte bande a répandu la joie parmi les habitans qu'elle mettait à contribution, et fàit honneur au chef de bataillon Dufaysse, «ommandant à Venasque. Le 4 avril, le colonel Lupeyroux, avec 600, honimes du 115.e , marchoit sur Morella; il fut informé que 1500 Valencièns s'étaient avancés sur Canta Vieia ; il ne balança pas un instant à. marcher SUr eux; une compagnie de voltigeurs formoient son avant-garde : aux premiers coups de fusils , les Valencièns se dispersèrent si complètement que le colonel e pagnol qui les còmmandoit ne put en ramener que jo à Castellon de la Plana, Le n, un escadron de dragons vint attaquer les fevant-postes du général Musnier sur Eenicarlo t 60 hussards du 4-e, commandés par le lieutenant Desmart, les chargèrent avec vigueur et le$ poursuivirent pendant une lieue; ils leur ont tué ou blessé ao hommes, et ont ramené 16 prisonniers et beaucoup de chevaux. Au bout de quelques instans, 500 chevaux ennemis se réunirent et vinrent pour prendre leur revanche : le chef d'escadron Rubichon fut les recoonoîrre avec 80 cuirassiers qui repoussèrent aussitôt les tirailleurs ennemis sur le gros de la troupe , composée de cinq escadrons. I.e chef d'escadron Rubichon serre aussitôt sa troupe , et , avec une résolution qui lui fait honneur, se jette au milieu des ennemis; la valeur l'emporte sur le nombre; les Espagnols sont enfoncés et forcés de fuir , laissant sur la place plus de 80 tués et 50 prisonniers, Nous avons eu 4 cuirassiers tués et 10 blessés. le général Suchet est arrivé le 16 avril devant la place de Tarragone avec son corps d'armée; ses moyens de siège sont réunis au col de Balaguer et à Mora. La tranchée a dô être ouverte devant la place dans les premiers jours de mai. :\ ARRONDISSEMENT DE L'ARMEE DU NORD. Marquesitto est descendu des montagnes à la tête de 3 à 40*0 paysans; il a investi, le z 7 février, le petit port de Lianes. Le général Bonnet a fait marcher quatre- compagnies d'élite, au secours de la garnison, qui se défendoit bravement. Marquesitto a été attaqué et battu complettement , et forcé de disperser sa bande dans les montagnes de Meres. Le 9 mars, le général Bonnet s'étant ape. Çj que le corps? d'insurgés qui lui étoit opposé dans les Asturies, préparoit sa retraite vers les frontières de Galice , a ordonné au général Valleiaux de diriger une forte reconnoissance sur l'ennemi , qui avoir abandonne tout le pays jusqu'à la Navia % le général revint à Tineo sans l'avoir rencontré , mais instruit qu'il occupoit vers Cangas de Tineo , la formidable positi on de Puelo , il n'hésita pas à l'y chercher. Le 1 8 au matin, à la tête de 1500 Français , il a attaqné avec intrépidité cette montagne escarpée , défendue par 700a ennemis > rien ne put résister à la bravoure de nos grenadiers, conduits par le capitaine Pellerin , qui s'empara , à la baïonnette, d'un rocher sur lequel l'ennemi appuyoit sa défense. Une compagnie de voltigeurs pénJtroit en même-temps dans le village adossé au rocher. L'ennemi eifrayé de cette audace, lâcha pied aussitôt sur tous les points , abandonnant Ses morts, ses blessés et une centaine do prisonniers.^-^ Le général Valletaux , le chef d'escadron Pissay , le co* lonel Gros, les capitaines d'Estoquois, Pellerin, Cordier , Cabas et Colas , ainsi que les lieutenans Vandeuille , Béthi et S:oki , se sont distingués dans les différentes rencontres avec les insurgés. ; . v ; Les travaux du port de Santona acquièrent chaque jour un gr^nd développement ; ce poste sera incessamment dans un •état de défense respectable, /v armee du CENTRE. Les Guerilles continuent à déposer les armes et à prêter serment de fidélité. Les rapports du 28 fevrier disoient que Velasco avec toute sa bande étoient venus déposer les armes à Manzanai^s. Le général Hugo étoit depuis quelque temps à la recherche des part if, insurgés ; le 23 mars, il les a rencontres sur les montagnes, prés du village d'Aunon, sur le Haut-Tage, 11 les a fait au ssitôt charger si à propos, qu'ils ont pris la fuite dans le plus grand désordre, et à la faveur d'un orage violent. On Icur a blessé près de 8©q hommes, 69 ont été faits prisonniers. Les fuya:ds » au nombre de mille , se rallièrent quelques jours après vers Cobeta ; le général Montmarie les surprit et les culbuta de nouveau , en leur tuant beaucoup de monde. Il marcha ensuite sur Huerta-Hernando, repaire de la Junte qui dirigeoit ces bandes ; on y a détruit leurs magasins, leur imprimerie, et 4000 bois de fusils. Le petit fort Monralban , situé entre Talaveira et Tolède , inquiète beaucoup les Guerilles ; Isidor-Mir, un de I^urs chefs, a réuni quelques bandes, et s'est présenté le g avril devant le fort, il y a étd reçu à coups de canon , tandis que le colonel Lasite, du a8.me dragons , rassembloit les détachemens de son régiment, et 150 Hessois. lsidor s'est Sauvé sur Menasalvas, où il se croyoit en sûreté. Le il , à trois he uses du matin, il y a été surpris par les dragons du 18.me et les Hessois ; tout ce qui voulut faire résistance fut tué ou pris, le reste échappa dans toutes les directions en jetant armes et bagages. Isidor-Mir a été pour suivi jusqu'à Casranar, n'ayant plus que 7 ou 8 hommes. Il a été laissé sur ie champ de bataille 150 tués , autant de prisonniers, deux petits canons qu'il s'étoit procurés, ainsi que 120 chevaux. Le colonel Lafite » les chefs de bataillon Weber, Hugo et Koeier, se sont distingués dans ces diffetentes affaires. Arme e de Portugal. L'armée a continué sa marche , elle a quitté le 23 mars la direction d'Alméida , et s'est portée sur Guarda. Là elle a séjourne jusqu'au a8 sans apercevoir l'ennemi; elle prit la direction de Sabugal pour traverser la montagne. Les é.e et S.e corps étoient rentrés en Espagne, le général en chef étoit a Ciudad Rodrigo, et le 2.e corps sous les ordres du général Régnier, étoit en avant de Sabugal. Le 3 avril, la gén«jral Régnier, averti.de l'approcha de l'ennemi, fit ses dispositions en conséquence, en prenant position sur un plateau en arriére de Sabugal, d'où il pouvoit observer les mouvemens de l'ennemi et les arrêter. Un brouillard épais favorisa le dévelop* pement de-l'armée anglaise, composée de six divisions, et forte de 15,000 hommes; elle s'étend,t sur la gauche du général Régnier sur la route dî Penamacor ; et après s'être formée par masses sur le penchant de la côte, avant d'arriver à la Cea, se présenta aux gués de la rivière. Le brouillard s'etant dissipe', le général Régnier jugea l'intention de l'ennemi de se porter avant lui sur la route d'Alfayates ; il fit aussitôt replier sur ce point ses postes de la Coa et la brigade Heudeler, tandis que la brigade Sarrut, restée sur le plateau, devoit contenir l'ennemi; ce plateau fut bientôt attaqué par les têtes des colonnes dé l'ennemi. Les z.e légéie et 3ff.e de ligne, impatiens de se mesurer avec elles , se précipitèrent spontanément sur ces masses qae* l'artillerie sil-lonnoit, culbutèrent ce qui s'étoit approche , et suivirent les fuyards jusque vers un mamelon où se formoir la réserve eanemie. Les Anglais redoublèrent d'efforts contre le plateau; le général Régnisr fit arriver la i.re brigade de la 2.e division pour soutenir la brigade Sarrut; l'ennemi fut constamment repoussé et foudroyé par l'artillerie. Le 2.e corps , maître de tous ses mouvemens , fit sa retrait e par échelons, avec le plus grand ordre. L'ennemi tenta de culbuter le dernier échelon, qui attendoit son tour pour quitter le plateau; mais le général de brigade Sûult fit sur le flanc de la co. lonne ennemie une charge si vigoureuse , avec un escadron du *.er régiment d'hussards et le 22 e de chasseurs, qu'il rejeta bien loin tout ce qui ne fut pas sabré. Cette dernière action éloigna l'ennemi. Le *.e corps arriva le même jour à Alfayates. Notre pert», dans cette affaire, a été de too hommes tues ou blessés ; les prisonniers que nous avons faits à l'en* nemi portent la sienne très haut. Nous sommes fondés à la croire de S à 700 hommes tués ou blessés , tant par le feu terrible de notre artillerie , qui le couvroit de mitraille , que par les charges brillantes de notre infanterie et surtout de notre cavalerie légère. Arrondi neme nt de Varm.'e du midi. Le due de Trevise, aussitôt après la prise de Badajoz , s'est porté sur Campo-major, Alburquerque et Valencia, daas l'intention d'enlever ces places, de les détruire et ôter ainsi de nouveaux points d'appui aux corps qu il savoir devoir être envoyés contre lui de Lisbonne; son projet a réussi. Il donna ordre au général Latour-Maubourg de se porter avec quelques troupes et une brigade de cavalerie sur Albu-querque, tandis que lui-même, avec une partie de la division Girard , marcheroit sur Campo-Major. La vue des troupes françaises et quelques coups de canon suffirent pour épouvanter la garnison du fort d'Albuquerque. Le général Latour-Maubourg l'a sommée de se rendre; le 25 elle capitula, et fut conduite à Badajoz. Elle éteit forte de 8oo hommes. On trova dans la place 1 7 pièces ae gros calibre en bronze ; elles furent transportées aussitôt à Badajoz, et le fort rasé et mis hors d'état de servir. ^— Un détachement surprit en même temps Valencia, et s'empara de sept pièces de bronze, qui ont été brisées faute* de transports. Pendant ce temps, le duc de Trevise faisoit ouvrir la tranchée devant Campo-Major, place plus forte, que sa garnison voulut défendre ; mais, dès le 1 s , on put établir deux batteries de 24 et 12 contre le bastion Saint Joan. Le 17 le bombardement commença ; le 21 la brèche étant praticable , la place fut sommée pour la seconde fois et se rendit , la garnison sortit avec les honn.urs d» la guerre, et fut conduite à Badajoz prisonnière de guerre. Le maiéchal fit aussitôt sauter les fortifications de la ville. Sur cinquante-deux pièces de canon qui étoient dans cette place , quinze furent brisées et laissées là comme inutiles, les autres furent envoyées à Badajoz. Le 25 àu matin, l'armée française étoit sur la rivière Caya , tout le parc de siège rentré à Badajoz. Le général Latour-Maubourg , avec 500 chevaux et deux bataillons du too.me de ligne étoient resté en observation à Campo-Major; on apperçut les coureurs de l'armée anglais©, c'étoit Beresford avec 15,009 Anglais et Portugais, dont 200o de cavalerie. Le générai Latour-Maubourg se replia sur Badajoz avec la plus grands habilité; avec ses 500 chevaux il tint eu échec toute l'armée anglaise, et fit plu-sieur charges keureuses. Cependant, profitant de sa supériorité numérique, un parti de la cavalerie ennemie, s'etoit porté sur Je 109.me. Ce régiment se forma en carré et reçut vertement l'ennemi. Les dragons anglais couvrirent le champ de bataille de leurs morts : ce combat glorieux , contre un ennemi si supérieur, nous coûte une vingtaine de tués, une centaine de blessés légèrement, et une douzaine d'égarés. Le colonel Chamorin, du 2É.me, a été tué; c'étoit un officier fort distingué. La perte de l'ennemi a été considérable ; le feu de nos carrés lui a tué ou blessé un grand nombre d'hommes ; nous avons ramené en outre 180 prisonniers, la plupart des 3.me, 4 me et 13.me régimens de dragons anglais. Huit mille Espagnols, commandés par Zayas et l'Ardi- zabal, renonçant à 4e nouvelles attaques contre les lignes de Cadix , ont été transportés par mer à l'embouchure di* \ Ritiro ; ils s'étoient réunis vers Mogli e r ètiix restes [.lu corps de Rallssteros, et parohsoient vouloir ss porrér sur .Séviiie. Le général ManvaUîin .rrÇuc ordre de se diriger sur Moguer ayec trois régi mens et le de chasseurs a cheval com- mandé par le duc d'Aremberg. L'ennemi s'est dispersé subitement a leur approché ; Bal-lesteros s'est retiré sur Gibrâleon , 7ayas et l'Ardizabal ont fait rembarquer leurs troupes i mais leur arrière-garde a été jointe sur le rivage par le 7.7.me, dont la charge eut Je plus grand succès; la garda d'élue des Çorth fursabreé, on lui fit cent prisonniers ; les'chasseurs enlevèrent 280 chevaux, tous de luxe, qu'on, avoir mis ea réquisition à Cadix pour ce corps privilegij. Siège de Cadix. Quelques jours après la bataille de Chiclana , le duc de Bellurie a fait marcher sur le parti d'insurgés qui s'étoient répandus autour de Medinâ-Sidonia. Cette ville a été reprise par nos troupes, et les insurgés entièrement dispersés. Les travaux dn siège ont repris uno nouvelle activité, le bom bardement a continué. L'effet de nos batteries a été tel qu'il a obligé les Vaisseaux et les imbarcations ennemis à sè tenir dans un mauvais mouillage , station tellement dangereuse qu' ils y ont été exposés à 1' etfet d'un ouragan terrible qui a duré depuis le 2 7 jusqu'au 29 mars. Cent cinqnanre bâtimens. de toute grandeur ont perdu leurs ancres et ont «té jetés sur les rocher , ott ils ont péri. 11 règne à Cadix beaucoup de di vision ; les Anglais prétendent qu'ils n'ont échoue à Chiclana dans le projet de faire lever le siège , que parçe que les E-^agnols n'ont pas concouru au succès; les Espagnols, de leur cor , prétendent n'avoir pas ère'soutenus par les Anglais; le fait eu que l'armée combinée étoit réellement forrede 21,000 hommes ; que les Espagnols tenoiept la tête de la colonne , et se sont bien battus, ils ont perdu *oqq hommes et plusieurs drapeaux; ce qui prouve sans réplique qu'ils étoient au combat. Rien îie caractérise mieux P époque actuelle et l'esprit de fausseté des Anglais j que cette impudeur de publier officiellement des mensonges aassi grossiers, que dementent tant de témoins de l'évidence des faits. On ne doit avoir aucune confiance (fans les relations , même officielles , qui se publient en Angleterre; tout y est rédigé dans des vues politiques, et de-gui sç au peuple le danger dç Ig lutte dans laquelle Y Angleterre s'est engagée. (Moniteur-) E M P I R E niUCHS. Hambourg, î4 avril. Les travaux pour la construction d'une route de Wesel à Hambourg , qui doit traverser les départernens de l'Ems-Supérieur des Bouches dn. Weser et des ^ouches-de-l'Elbe , sont poussés avec la plus granpe activité. Les ouvriers employés à ces travaux sont répartis en ateliers de cent hommes chacun , et placés de lieue en lieue sur tous les points. Cette route a 14 métrés de largeur; elle traverse le département de i'Ems Supérieur, en formant un angle àOsna-bruck, dans une étendue de lieues, environ 14 myria-mètres , depuis Telgte sur l'Ems jusqu'à Twistingen , on commence le département des Bouches-du-Weser. Elle doit se joindre avec l'autre partie à laquelle on travaille actuellement dans le département de l'Issel-Supérieur, par un pon qui sera consrruit sur l'Ems, à une distance d'environ 2ot mètres au-dessus de Telgte. De ce point, elle se dirige sur Osnabruck , en passant par Osibs vern , Glatidorf et Yburg. Le pont de l'Ems sera da peu prés iao à 110 mètres de longueur. 11 est destin - à remplacer le pont qui se trouve déjà devant Telgte. Celui-ci offre de graves inconvéniens ; il est construit obliquement à la rivière qui fait un coude en cet endroit , et dans les crues il occasionne des de'bordemens sur la rive droite qui interceptent le passage. Le nouveau pour présentera, en tous temps, une communication sûre. Toulon, 26 avril. La Baleine, flûte de S. M., partie de Corse le m de ce mois, après avoir rempli une mission dont elle avoit été chargée, est arrivée le 25 dans le port de Toulon. Elle rapporte que i'île jouit de la plus parfaite tranquillité, qu'on y a r'Çu avec transport la nouvelle de la naissance dû Roi dé Rome , que des grains y sont arrivés en abondance, et qu'on y poursuit avec activité les travaux que S. Al. J. a ordonnes tant .pour l'embellissement des villes-que pour 1a facilité des communications. Paris, 4 mai Les cours impériales de Bruxelles er de Toulouse' son organisées ; i>. M. a nomme , par décrets du avril, savoir : A Bruxelles. Premier président, M. le Baron Beytz.-, Procureur gén ral , Mr. Vaudevalle. A Lio use. Premier président, 1« baron Desazars ; Procureur général, le chevalier (orbières. Du 5 mai^ Un assure que S. M. l'Empereur a accordé 300,0 oaf. pour les réparations de l'église de S.re Guievieve, 5©o,ooof. pour celles de l'église de la ci-devant abbaye de S. Denis, consacrée à la sépulture des Empereurs , et ioo,ooof. pour celles de la basilique de Notre Dame d: Paris. — S. M. l'Empereur d'Autriche s'étant fait rendre compre de la manière dont a été fait le service des hôpitaux à y ienne et aux environs, pendant la dernière campagne, et y ayant reconnu les plus grands soins pour les malades , et une économie bien entendue dans routes les parties de l'administration , a bien voulu en témoigner sa satisfaction à M. Mouron , régisseur-général des hôpitaux , en lui faisant remettre par son ambassadeur à Paris une lettre extrêmement flatreuse, et une riche tabatière en or. Du 7 mai. Le Sénat Conservateur s'est réuni Ls 3 et 4 de ce mois , pour procéder à la nomination des membres du corps législatif de la î.e„, 4.e et 5.e séries. Le sénat a nommé dans ces séances les diputés des Départemens du Calvados, de la Core d'or, de la Dyle, du Finistère , des Forêts , de la Haute Garonne, dì Marengo, de la Meurrhe , des hautes Pyrénées, du Haut Rhin, de la Somme , du Tarn , de Tarn et Garonne , de la Vendée , de la Haute Vienne et de l'Yonne. Du ». Une dépuration de la ville de Milan a été admise, dimanche dernier, 5, a offrir à S. M. ses félicitations sur la naissance du Roi de Rome. Les dépurations des villes d'Angers, de Gand et de ï yon ont eu ensuite l'honneur d'être présentées pa. S. Exc. le ministre de l'intérieur. — Par un d crer rendu au palais de S- Cloud, le t mai »8il., s. M. a réglé la répartition des b-urses des lycées entre ies communes et le gouvernement. PRO VINCES ILLi RIENNES. Laybach , 16 mai. S. M. le Roi de Baviere a rendu le 29 avril dernier une ordonnance , portant diminution, à partir du 15 mai courant, des droits auxquels étoient assujetti les envois de numérale par la voie des diligencss. Cette ordonnance intéressant les habitants des pays voisins , nous allons en raporter les principales dispositions^ Les frais de port pour l'envoi d'une somme de 500 florins jusqu'à 100® sont réduits au quarts de 1000 à 3000 au tiers et de 3«oo à ro,000. à la moitié de ce qu'on payoit pour cent selon l'ancienne loi sur cet objet. .Quant aux envois au delà de io,000 fior., le surplus des 10,000 fl. est assujetti au tiers de ce qu'il auroit dû payer, l'ancienne loi étant encore en vigueur. En certains cas, lors qu'il s'agir d'expéditions beaucoup plus considérables , le ministre des affaires étrangères est autorisé à accorder une nouvelle diminution des droits à acquitter. L'or non monnoie ; les pierres précieuses non montees , les obligations où la somme est mentionnée , soumises aux droits ordinaires jusqu'à la valeur de jo» flor.; de 600 à 1000 fl. au tiers , et de iojo à 3000 fior, et audessus au quart des droits portés dans l'ancienne loi. Trieste, 17 mai• 11 est entre dans notre port pendant la première quinzaine de mai, cinquante-un bâtimens chargés de marchandises et denrées de diverses espèces et venant de Capodistria , Cbiog?ia, Isola, Ancone, Tirano, Yenise , Omago , Tasana , VI onfalcone , Rovjgno , Duino, Tran, M a-carsca , Rrazza , Orsera , Zara , Ponte-Iago-scuro , Sebenico et Yal-di-Torre. LOTERIE IMPERFALE D'ILLÏRIE. Tirage du 14 Mai 1811. 6 - 85 - 42 • 39 - 78