TrJnmtrç^JV. PROVINCES ILLYRIENNES. N. 80 TELEGRAPHE OFFICIEL. Laybach 3 samedi 5 octobre 1811. AVIS. MM. les Souscripteurs dont Vabonnement est fini au premier octobre, sont pr.ès, de le faire reneuveller pour ne pas éprouver de retards. L'abonnement pour le Télégraphe Officiel est de lo francs par annee et de cinq francs par trimestre , franc de port. Les avis, annonces et affiches , se payent trois francs en une langue , cinq francs en deux langues et six francs en trois, S'adresser a la direction du Télégraphe N. 180 à Laybach. EXTERIEUR ANGLETERRE. Londres, 15 septembre. U est arrivé des nouvelles des Etats-Unis de la même date que celles qui ont déjà été données; Elles confirment ce qui a étéjlit de la suspension de la négociation de M.r Forster. - Les assemblées des Catholiques continuent dans toutes les parties de l'Irlande. En beaucoup de lieux les protestant appuient leur demande. ( Journ. de l'Empire.) L'Alfred, 10 septembre. Valeur d'une Guinée , ou le Diner Gratis, îl y a quelques jours un Gentleman, après av,oir dinéà i:ne taverne avec du Beçfstechs, de l'excellent poisson, et avoir bu au dessert son verre de vin , donna au garçon une guine'e pour qu'il la changeât et se payât dessus: Le Maître tle la taverne accourut aussitôt, et remit à ce Gentleman une Bank-note d'une livre et un Schelling , en y ajoutant beaucoup de remerciemens. Comme ce Gentleman se montrait un peu surpris qu'on lui rendit autant pour le change de sa guinée, le maître de la taverne l'assura qu'il se considérait comme bien payé, et qu'il se tiendrait toujours pour heureux de le servir lui ou toute autre personne, aux mêmes conditions. (Moniteur Xjniversel.) TURQUIE. Constantinople, 12 août. Lors de Ja Bataille de Rudsthuclr, Je grand visir s'est exposé aux plus grands dangers; il a été atteint par une balle qui lui a effleuré la hanche. Les trésors confisqués par son prédécesseur Tussuf-Pacha , qui, comme on Je sait , a été rejégué à J'isJe de Rhode, montent a 25,000 bourses de 500 piastres chacune. (Courrier de l'Europe.) Du 13. II a éclaté ici le 28 juillet, par l'imprudence de quelques individus , un incendie terrible qui 3 réduit en cendres une partie considérable de cette capitale , principalement dans le quartier des arméniens. (Jour, de paris.) ITALIE. Milan y 16 septembre. Madame Blanchard a exécuté hier sa quarante deuxieme ascension ainsi que cela avait été annoncé. Elle a d'abord éprouvé quelque contrariété : son balon trop peu rempli de gaî se trouva manquer d'une force d'ascension suffisante, et l'aréonaute allait longeant là terre; mais toujours pleine d'ardeur pour effectuer ses < engagemens, elle eut bientôt réparé le défaut de ses premières dispositions. Dès qu'elle eut vu son balon suffisamment, gonflé, elle s'abandonna d'un vol plus sur aux airs, où elle se perdit bientôt aux regards des spectateurs charmés de son courage et de sa présence d'esprit. En partant , madame Blanchard a jeté à terre des vers qu'on dit adressé à S. A. I. le prince vice-roi. (Courrier de l'Europe.) BAVIERE. Munich, n septembre. Le rescrit portant création d'une caisse pour l'amortissement de la dette publique de Bavière, vient d'être publié. Cette caisse est confiée à une administration particulière, et sera entièrement séparée de la caisse de l'Etat. La commission d'amortissement doit entrer en fonctions le premier octobre prochain. L'ordonnance portant établissement d'une régie de tabacs vient également d'être rendue publique. Cette ordonnance entre dans tous les détails concernant la culture, la fabrication et le commerce du tabac. Le tabac cultivé et fabriqué en Baviere paiera un droit égal à la moitié de sa valeur. Les tabacs étrangers , ( ceux en çarotes exceptés) paieront à leur introduction, le mon* tant total du prix d'achat. (Moniteur Universel.) ROYAUME DE \PESTPHALIE. Cassel, 16 septembre. — Nous esperons que S. A. I. Madame, ne quittera cette résidence qu'après la fête du roi qui aura lieu le 30 de ce mois. . -- Lei grandes manœuvres qui doivent être exécutées près de cette ville, sont différées de quelques jours. (Moniteur Universel.) A U T R I C H E. Vienne, 19 septembre. Lâ gazette de Vienne pour laquelle les héritiers Gehler ont passé un nouveau bail avec le Gouvernement, va paraître sous une forme moins désagréable à l'œil, à commencer du nouvel an. Le Gouvernement restera entièrement étranger à la rédaction des nouvelles tant de l'intérieur que de l'étranger; mais il y aura une feuille supplémentaire ou extraordinaire, qui, de temps à autre, accompagnera la gazette, et qui contiendra les actes du Gouvernement. Ainsi, l'opinion erronée qui considérait la gazette de Vienne comme la gazette de la cour est entièrement privée de toute apparence de probabilité. (Courr. de l'Europe.) INTERIEUR. EMPIR, E FRANÇAIS. Florence, 9 septembre. — Notre Grande-Duchesse est de retour du voyage qu'elle a fait à Sienne. Pendant son court séjour dans cette ville, S. A. s'est continuellement occupée de visiter les établissemens publics et elle y a donné occasion de signaler à Ja fois son goftt pour les sciences et les arts, en prenant connaissance de leurs travaux, et sa bienfaisance, en faisant distribuer de nombreux secours aux indigens. Alessio (Gênes) ji septembre. Un vaisseau qui avait paru depuis quelques jours dans nos parages, ayant apperçu ce matin , vis à-vis de l'isle Gallinara à une lieue d'Albenga, le Brigantin-1'Ange-Gardien commandé par le vaillant capitaine Calmarino d'Alassio , et ne pouvant l'acoster par défaut de vent, a expédié six lances bien armées pour s'en emparer', mais le capitaine Calmarino qui n'avait que seize hommes d'équipage, les a si bien reçues, qu'après un combat long et acharné dans lequel il a épuisé toutes ses munitions, elles ont été obligées de prendre houteusement la fuite. La perte de l'ennemi a été de dix hommes tués. Le Brigantin n'a eu qu'un seul homme blessé et a abordé à notre plage avec sa cargaison. (Journ. de l'Empire.) Montrcuil sur mer19 septembre. — L Empereur est arrivé ici aujourd'hui à cinq heures du soir. Aux partes de la ville, S. M. est descendue de voiture et accompagnée de S. A. le prince de Neuchâtel et de son aide-de-camp le général Mouton , Elle a parcouru les travaux faits aux fortifications dans le cours de cette année. L'état-major de ia place est allé joindre S. M. sur les remparts dont elle a l'ait le tour j de là S. M. s'est rendue à la Citadelle, d'où elle est sortie pour visiter les travaux extérieurs. Un bras de la rivière de Courche", qui bagnait le mur d'enceinte de la basse-ville arrêtait la marche de l'Empereur. Au moment où toute sa suite s'empressait de former un pont avec des planches et des fascincs, S. M. a traversé la rivière ayant de l'eau jusqu'aux genoux j elle a continué de visiter tous les ouvrages et a rejoint sa voiture , entourée d'une multitude d'habitans qui n'ont cessé d'exprimer leur joie par des cris repétés de vive /'Empereur J S. M. à parlé avec bonté au commandant de la place , à l'officier du génie chargé de la direction des travaux , et au commissaire des guerres, qui l'ont accompagné partout» Un militaire blessé à Ratisbonue, ayant été présenté à l'Empereur, S. M. lui a fait donner une gratification, e) i ordonné que sa réclamation lui fut adressée à Boulogne. (Journ. de fEmpire.) Nancy, 20 septembre. Hier est arrivée ici une petite co_ }o.-.rte de portugais qui part aujourd'hui pour le dépôt établi à Hursal. (Courr. de l'Europe.) .- Le concours de sculpture à l'école spéciale des beaux arts est terminé. Les ouvrages des premiers élèves seront publiquement exposés-îes 25 , 26 et 27 de ce mois. Le sujet en concours est un bas relief représentant la mort d'Epa-»inondas. (Jour*, de Paris.) Paris, 22 septembre. S. M. le Eoi de Rome est revenu hier de Compiègne au Château de Saint-Cloud. — S. M. l'Impératrice est partie hier de Compiègne, pour se rendre à Bruxelles. (Journ. de l'Empire.) — S. Exc. le ministre des finances et le Maréchal Monete/ sont partis pour la Hollande, Le Roi des deux Siciles, est entièrement rétabli. LL. MM. se tiennent à Capo-di-Monte. Le prince Dalgoroukb Ambam>iwr de iu-ssi* j et le comte de Miens, Ministre d'Autriche près Ja cour de Napîes y sont arrivés les prt> miers jours de septembre. — Un journal anglais, sous la date du 11 septembre annonce que Jes licences françaises, dont il avait parlé dans un de ses précédens numéros, ne sont qu'au nombre de deux j que l'une pei met l'importation de trente et l'autre de quarante tonneaux de café, sous la con lition qu'il serait du cru de la Guadeloupe ou de la Martinique. Nota. Aucune licence n'a été délivrée pour tirer du café d'Angleterre. La fausse assertion du journaliste est un des moyens employés par le Gouvernement anglais pour donner des espérances, si souvent trompées, aux propriétaires des immenses quantités de denrées coloniales qui encombrent les magasins de Londres : il voudrait faire croire que i'Em-pereur Napoléon est disposé h changer de système, tandis que de nouvelles mesures, et pins étendues, et pins énergiques, se développent chaque jour, pour assursr la stricte exécution du blocus continental, (journ. de Paris.) PROVINCES ILLYRIENNES. Laybach , 5 octobre. On a déjà appelle' l'attention du commerce et des manufacturiers français sur la nouvelle route qui leur ^tait ouverte pour faciliter leurs relations directes avec le Levant. A cette époque, il n'y avait gueres encore à offrir que des espérances fondées sur les disposi tions bienveillantes prises par le Gouvernement, pour faire des provinces illyriennes un point central et un entrepôt de notre commerce avec les d fferens Etats qui sç trouvent sous ia domination Ottomane. Aujourd'hui on se félicite de pouvoir annoncer des premiers succès. Il est aisé de se convaincre de cette vérité en jettant les yeux sur Jts états ci-après désignés: Etat des marchandises turques et du Levant expédiées entièrement par la Douane de Costainitz.a peur la France et l'Italie du 1 .er janvier au 30 juin '• 2179 balles du poids de 164,477, valant 50,588 francs. Etat des marchandises turques et du Levant arrivées â Costainitza à destination de la France et de l'Italie , depuis le i.er jiillet jusqu'au 31 août : 6805 balles du poids de 499,515, valant 1^0,713 francs. NAPOLÉON &e. „ (Momt.) Nous Gouverneur Général etc. Vu l'article 250 du décret impérial du 15 avril dernier contenant l'organisation de l'Illyrie ; Considérant que les cours prévôtales ayant d'après l'article 223 du décret précité la connaissance exclusive des crimes de contrebande à main-armée ou avec attroupement, même sans armes ; il est nécessaire de déterminer de suite les peines qui devront être appliquées dans ce cas par ces cours; Considérant que quoique certaines des lois françaises relatives à ces crimes aient déjà été publiées dans ces provinces, elles sont restées inconnues à la plupart des juges et magistrats, et qu'il importe en conséquence de renouveler les dispositions qu'elles renferment et de leur donner toute la publicité possible ; Sur la proposition du Commissaire général de justice; Avons arrêté et arrêtons: Art. 1. Les articles 4 et 5 de la loi du 13 fforéal an n , et l'art. 14 du titre 13 de la loi du 22 août 1791, confirmé par l'art. 2 tîu titre 4 de celle du 4 germinal an 3. et l'art. 11 de la loi du 12 pluviôse an 3 qui ont été publiées par arrêté du 10 mars 1810, continueront à être exécutés à compter de la même époque. A compter de la publication du présent arrêté, les articles des diverses lois ci-après rapportés seront mis à exécution dans toute l'étendue des provinces illyriennes. 3. En conséquence toutes lois, toutes coutumes, et tous usages contraires à ces dispositions, sont et demeurent abrogés à dater des mêmes époques. SECTION I.re Dispositions préliminaires. 4. Sont marchandises de contrebande celles dont l'exportation ou l'importation est prohibée, ou celles qui, étant assujetties aux droits et ne pouvant circuler dans l'étendue du territoire soumis à la police des douanes, sans quittance , acquit-à-caution ou passavant , y sont transportées et saisies saas ces expéditions ; (art. 2 de la loi du 13 floréal an 11.) S- La contrebande est avec attroupement et port d'armes lors qu'elle est faite par trois personnes ou plus, et que, dans le nombre une ou plusieurs sont porteurs d'armes en évidence ou cachées, telles que fusils, pistolets , et autres armes-à-feu, sabres, épées, poignards, massues, et généralement de touts instruments tranchants, perçants ou contondants. Ne sont réputés armes, les cannes ordinaires sans dard ni ferrement, ni les couteaux fermant et servant habituel* kment aux usages ordinaires de la vie. ( art. 3 de la même loi.) SECTION II. Des peines applicables au crime de contrebande k main armée. 6. Tous contrebandiers avec attroupement et port d'armes et leurs complices, seront punis de mort. Sont complices et punis de mort comme les contrebandiers les assureurs de la contrebande. Sont aussi complices et punis comme tels ceux qui sciemment auraient favorisé ou protège les coupables dans les fai ts qui ont préparé ou suivi la contrebande: mais S'ils ignoraient qu'elle était faite avec attroupement et port d'armes, ils ne seront condamnés qu'à la peine des iérs pour quinze ans au plus et dix ans au mois, suivant la gravité ries circonstances, (art. 4 de ia loi du 13 floréal an ii. ) 7. Pourront les cours lorsque les contrebandiers n'auront point fait usage de leurs armes, ne prononcer contre eux que la peine portée dans le dernier paragraphe du précédent article contre ceux