Trimestre I. PROVINCE S ILLYRIENNES. N. 17' TELEGRAPHE OFFICIEL. 'Si Trieste i mercredi 27 fevrier i8ix. ' ANGLETERRE. Londres , 7 fevrier. Les vents contraires qui ont malheureusement forcé notre flotte de rentrer au mouillage de Torbay (1) , ont été' assez favorables pour l'entrée des bâtimens venant de l'étranger. Le paquebot le Prince de-Galles est arrivé mardi à Plymouth , venant de Lisbonne. Le sloop de guerre le Vol' werine est aussi arrivé hier à Portsmouth, de Lisbonne. Les dernieres lettres n'annoncent rien de très-satisfaisant. Quoique les troupes du maréchal Mortier se soient montrées de vaut Badajoz , le eorps principal de son armée s'est porté , dit-on, vers de Tage , qu'il passera comme on le pense, à Alcantara. On ajoute que cç corps est suivi d'un train considérable d'artillerie et l'on juge par-là que le siège d'Abrantès est l'objet direct de ses opérations. On dit que l'occupation d'Abrantès asjsureroit à lennemi le passage du Tage, et les Tran-çais viendraient alors occuper l'Alenrejo avec beaucoup plus de facilité qu'en partant de Badajoz. La réduction de la forteresse d'Eivas demanderait peut-être plus de temps que celle d'Abrantès. Les précieuses informations données par un espion n'etoient qu'une simple ruse de M assena pour cacher son véritable dessein. Dans l'affaire du jo décembre, les Tottugais ont réellemen* pris la fuite , laissant un seul régiment de ligne pour soutenir ure affaire malheureuse, dans laquelle h milice portugaise ne s'eft. pas conduite comme on pouvoit l'attendre. Son corps a été dispersé, et quatre ou cinq officiers anglais ont été tués ou es. Les affaires de ce royaume approchent de leur dénouement, et vous apprendrez sous peu qu'il s'est passé d'imporrans éver.emens sur les deux rives du Tage. Il vient d'arriver de Badajoz un Gentelman qui me dit que Mortier, après avoir passé la Guadiana à Merida, au lieu de prendre la route de Lisbonne, a poursuivi sa marche droit vers le nord, passant par laNava, Cordovilla, la Roca, et que son avant-garde a déjà paru à Valencia d'Alcantara ; ce qui fait croire qu'il auroit l'intention de passer le Tage sur le pont d'Alcantara, ou peut-être auprès de Meadas. Il transporte avec lui une grande quantité de munitions de guerre et débouché , etc. , mais n'a en artillerie que ses pièces de campagne. On autre corps de troupes françaises s'est montré devant Badajoz et Olivenza, Ce gentleman n'en peut dire le nombre , 'étant parti au moment de leur approche, mais il assure que ce corps amène avec lui une grande quantité d'artillerie de gros calibre. Je ne puis imaginer que cetre artil-leri oit destinée pour ce pays , attendu que l'ennemi, après s'êt ;ndu maître de Badajoz, aura à faire en régie le siège d^E , qui, étant une forteresse réguliere, demandera tant de tç,vps pour la réduire, que le sort de Lisbonne ne peut man- ia retraite. Il y a déjà deux ans que la guerre dure sur lapé- quer d'être décidé long-temps auparavant la prise dc la place, nisule i cependant les Espagnols et les Portugais sont presque ; On a néanmoins ordonné aux habitans de l'Alentejo d'évacuer sans expérience dans l'art militaire , et lâchent pied dès le com- le pays à l'approche de l'ennemi , et d'emporter tous leurs ef mencemenr d'une bataille. L'invasion faite enïrance par le duc fets , après avoir détruit ce qui n'est pas susceptible d'être de Brunswick y a excité un esprit militaire qui a bientôt mis transporté ; je doute que les hahirans se conforment à cet ordre, les républicains en e'tat de former des armées qui ont combattu vu qu'ils considèrent Elvas comme imprenable, et croient en successivement les armées combinées d'Europe , sur lesquelles conséquence que leur absence de chez eux ne sera pas de lon- elies ont obtenu de brillans succès. Le contraste des résultats gue durée, produits en France et en Espagne par une invasion est très- - La malle de Cadix a apporté des lettres et des gazettes qui frappant. Soit que l'on puisse considérer l'inaction des habitans vont jusqu'au 15 du mois dernier. Ces gazettes contiennent des de 1a péninsule comme provenant d'une insensibilité naturelle nouvelles de Badajoz d'une date plus récente que celles qui produite par une longue habitude du gouvernement despotique nous sont parvenues par la voie de Lisbonne. 11 paroit qu'une et de la bigoterie , soit que cela soit inné dans leur caractère, forte patrouille de cavalerie du corps de Mortier > soutenue par il seroit difficile d'entretenir plus long-temps l'espoir que la péninsule puisse ctre délivrée par les efforts de ses habitans. Des lettres particulières de Lisbonne s'accordent à dire que les forces dç l'armée anglaise , sous les ordres de lord Wellington , sont portées à un nombre beaucoup plus considérable qu'il n'est en effet, et l'on assure que les maladies y font beaucoup de ravage. Lettre de Lisbonne , du 19 janvier. Je suis fâché d'avoir à vous annoncer que le général Sil* vierra a eu, auprès de Trancoso, le 30 décembre dernier, (1) Cette flotte porte ml chevaux et 5870 hommes d'infanterie; il y a en outre à bord de la flotte 1100 recrues. Ce qui fait un renfort d'environ 8000 hommes pour l'armée de lord Wellington. Mais il faut déduire de ce nombre ce qu'on a dû débarquer, à la rentrée dc la flotte à Torbay, d'hommes malades et fatigués de la mer. de l'infanterie, a poussé trois reconnoissances successives sur Badajoz , dans l'intervalle du 10 au 13 du mois derniçr. La cavalerie espagnole , qui observoit les mouvemens de l'ennemi sur la Guadiana, est entrée dans la place. La marche de Claparède , du côté du Douro , paroît avoir çngagé le général Silvierra à passer cette riviere assez précipi* tamment. Cette rétraite avoit causé naturellement beaucoup d'alarmes dans Oporto. oporto , le 20 janvier. »-• „ Les Français sont entrés àLa-mego dimanche dernier , au nombre de 8 à 10,000 hommes. Silvierra s'est retiré le 17, n'ayant plus que 4 ou jqoo hommes à Pezo de Regoa; et ensuite (le «8) a passé le Douro âf Mullito , afin d'opérer sa jonction avec les généraux Bac-celar et Vilson , qui étoient à Castro de Ayre. Le général Miller étoit à quatre lieues de Lame go ; ainsi, on sup-posoit que ces quatre généraux avoient sous leurs ordres 2*,ooo hommes de troupes regulieres portugaises , et qu'il« seroient très en état de lutter contre l'ennemi. Le corps français t6 doni il est lei question, est un renfort destin.! pour Massena ; il est entré dans la province de Beyra , oà il a trouvé en abondance du grain, du vin, de i'huile et des bœufs. Les fermiers , qui ne s'attendoienr pas à une visite aussi soudaine, n'ont pas eu le temps d'enlever leurs effets. Tezo de Regoa, et toutes les autres places situées sur la riye opposée de la rivièra, sont pleines de ces pauvres fugitifs. Les français ont trouvé beaucoup de y in à Xaraego. " v Le 9 fçvrier s. M. est, sous tous les rapports, aussi bien que les deux derniers jours." C'est avec peine que nous annonçons la confirmation de la nouvelle de la ni or t du marquis de la Romana, d'après une lettre de Lisbonne, dont voici un extrait: Lisbonne, le xt janvier 18il. " La Romana est mort il y a jours au quartier-général. Les Fiançais ont pris Oli- venza. " six mille Espagnols opt passé le Tage pour se porter sur El vas. " Les journaux portugais d'une date plus récente que ceux arrivés par la derniere malle , nous apprennent que Ballasteros a campé, le ?i janvier au soir , à Torrejen , à deux lieues , au-dessous d'Aroche. soult e'tpit encore à Zafa le i*. Il y^voit un corps de troupes françaises entre cette place et les frontières d'Espagne et Portugal. Au moment où la poste parroit le 7 de Torbay, il est (entré dans ce port lebrik de guerre le Ferrent, capitaine Harc, venant de Lisbonne , et n'ayant eu qu'une traversée de 7 jours. Ce bâtiiïiant ne donne aucune nouvelle relative à une bataille t mais il annonce qu'il y a eu une vive escarmouche. Nous devons ajouter que le gouvernement vient de recevoir des dépêchés de Lisbonne du 30. 11 n'y a point eu de changement dans la position des deux armées, si ce n'est que les groupes espagnoles ont passé sur la rjsre gauche du Tage, soit pour renforcer la garnison d'Eivas, soit pour se^ joindre au maréchal Beresford , et le mettre en état de se mesurer avec le piaréchal Mortier. Ces dépêches confiraient la nouvelle de la (port du marquis de la Romana , les uns disent par le poison t las autres par la rupture d'un vaisseau, occasionnée, à ce que l'on suppose, par de trop grands efforts. C'est une grande perte. La division française qui a battu Silvierra l'a poursuivi jusqu'au Duero. De P ymouih, le 7 février. Sir J. Torke a essaye de sortir blenda Torbay avec la flotte, mais il a été obligé d'y rentrer. Heltgoland, 18 janvier- Oa ai rassemblé sur l'Eyder et les Veser un nombre considérable de chaloupes caaonnieres , de brick armés, etc., que l'on suppose étie destinés à brûler la ville basse , lorsque les vaisseau* de guerre seront éloignés de ce port. Les tabacs se vendent ici à l'encan 3 deniers et demi jusqu'à 4 den. steri., prix qui couvre à peine les frais. Les beaux sucres de Londres se vendent 5 deniers et demi jusqu'à 6 deniers et demi steri, i le bon café , 5 deniers et demi. les acquéreurs ne sont que des gens du pays; Us nous ont acheté une grande quantité de denrées coloniales. {Moni t eut.) DANEM ARCK. Copenhague, » 9 janvier,. Le grand Bel t est encore embarassé par les glaçons, et on ne le passe qu'avec des bateaux à glace, mais 1« Spnd est entièrement libre. La représentation donnée samedi dernier, an bénéfice de nos marins et soldats prisonniers en Angleterre, avoit attire une felle affluence, qu'il a fallu renvover plus de la moitié des per-Vines qui auroicot désire concourir ž ctt acte de patriotisme et de bienfaisance. Le roi et toute la famille ont honoré le spectacle de leur présence, a l'exception de la reine, qui est indisposée en ce moment. Nous avons vu arriver ici de Stockholm , MM. de Ville-mois, de ^r.-Alphonse, Chardin et Wilmann, officiers français, qui sont en route pour Taris- ( Journ. de Paris ) P R a S S E Berlin,, 7 fevrier. Dans le duché de MekIenbourg-5chvérin, chaque négociant devra présenter tous les mois aux autorités un tableau extrait de ses registres des affaires qu'il aura faites en denrées coloniales, (Gaz. d^dugsbiMg-) AUTRICHE, Vienne , ii fevrier. S. M. a nommé Mr. de Pakassi, ancien conseiller des bâtimens de la cour, à la charge de Directeur dn département des digues et travaux des rivières , et Mr. Rauchmuller d'Erhenstein, inspecteur au même département» fr-» Notre Régence a transmis à la veuve Elisabeth Lahoda tous les droits et privilèges attachés à la raffinerie de sucre établie par feu son mari depuis deux ans dans cette capitale, et qui lui avoient été conférés par les états le avril iSoj. En vertu de cette autorisation elle continuera ses affaires sous son propre nom. — S. A. R. l'archiduc François, frère de notre Imperatrice, a entrepris un voyage dont on ne connoit point le but. Il s'est dirigé vers le sud de la Monarchie, et peut-être jra-t-il jusqu'à l'étranger. — II y a peu d'années qu'on employoit dans nos fabrique* pour is à 16 millions de coton filé en Angleterre. A présent nos machines à filer, du pays, ont atteint un tel dégré de perfections qne nous pouvons nous passer entièrement du coton filé outre mer. — Un Mécanicien de Vienne a inventé une machine pour couper le tabac en feuilles, ayee laquelle on peut couper eu *4 heures de trois mille à cinq mille livres de tabac plus ou moins menu, comme l'on veut. La regie des tabacs en a fait l'emplette. Un seul homme met en mouvement cette machine aussi simple qu'utile. — On parle de plusieurs fêtes brillantes qui auront lieu ici dès qu'on recevra la nouvelle de l'heureuse délivrance de S, M. l'Impératrice des Français. , —F Les dernieres nouvelles de Constantinople nous annoncent que deux ôultanes approchent du moment de leur délivrance. Cette circonstance produit une sensation d'autant plus agréable dans la capitale de l'empire ottoman, que le Grand-Seigneur n'a pas jusqu'à présent d'enfant mâle, {baz- d'Augsbourg.) — Une circulaire de la régence de I'archiduché d'Autriche en date du 4 janvier y enjoint à tous les vassaux , de la couronne et aux vassaux des couvents et autres fondations pieuses qui ont des investitures dans le pays au dessus et au des sou« de l'Enns, de présenter dans l'espace de 6 semaines aux auto rités; r. un certificat constatant l'existence de l'actuel proprié* taire du fonds dont ils sont investis , et des individus destiné* à lui succeder ; ». l'acte légal de l'investiture. {Gaz. de Vienne.) GALLI C I E. Lemberg, 31 janvier. Les Etats ont publié le 4 de ee mois» une circulaire, qui nous annonce qu'en vertu d'un décret de la, Chambre, du 6 décembre 181®, la malle des lettres qui part tous les jours d'ici pour Vienne, et de Vienne ici, sera constamment escortée par des sous-offieiers de confiance. Cette me- \ sure a été prise pour empêcher le retard auquel l'arrivée de cetfe malle étoit quelquefois sujette. — Le sucre est à meilleur marché ici qu'à Vienne. Tandis qu'à Tienne une livre de sucre cou(te 14 florins, la livre po. lonaise ( 3/4 de livre, poids de Vienne ) de sucre en pain ne coûte chez nous que 8 florins. Il nous vient, sans doute, des magasins de la Russie qui en étoient depuis trés-long temps encombrés. — On dit que dans le grand-Duché de Varsovie 5000 conscrits ont été mis en activité. {Gax.. de Presbourg) HONGRIE. Bude, si fevrier. Le temps a continué d'être doux jusqu'à avant hier. Le passage sur les glaçons qui couvrent 1e danube ne pouvoit plus s'effectuer que dans quelques endroits et même arec beaucoup de difficulté et de danger. ([Gaz.. d? Bude.) BAVIERE, Munich , 18 fevrier. En vertu d'une ordonnance du roi , •n emploiera dorénavant un nouveau poids dans toutes les pharmacies du royaume. On commencera à s'en servir le 1er. juillet de cette année. Il aura à l'avenir 3Č0 grammes, ou n onces : chaque once pèse 30 grammes , poids français. (fia*- de Munich.) S A X E. Leipsich 14 fevrier. On s'occupe maintenant des préparatif âe'eessafrcs pour la construction des fortifications de Torgau. Des experis ont été envoyes sur les lieux pour évaluer les maisons qui doivent être abattues, à l'effet d'indemniser les propriétaires- dAu&tbourg.) GRAND DUCHE WURZJBOURG, î>t Vurxhomg, le 8 fevrier. S. A. I. a daigné confirmer le chapitre des dames nobles qu'avoit établi ici S. M. le Roi. de Bavière. 11 portera comme ci-devant le nom de Sainte-Anne , et sera composé d'une abbesse ,, 7 chanoinesses nobles et «4 autres choisies parmi les filles des fonctionnaires d'état qui lie sont point encore annoblis. S. A. I. a nomme*, le n janvier, S. A. I. l'Archiduchesse Marie-Louise-Josephine abbesse de ce chapitre. GRAND-DUCHE DE TRANCTORT. Francfort, 8 fevrier. L'importation des cotons des Indes oc cidentales en Trance est toujours prohibée le long des frontières du Rhin. On apprend cependant que , lorsqu'il peut être ustihé qu'à 1 'époque de la prohibition, les coton sappartenoient çn toute propriété à des Français et qu'ils ont été retenus Jusqu'ici en Allemagne, ils peuvent, par autorisation spéciale, entrer en France en acquittant les droits établis par le tarif. Le prix des denrées coloniales est toujours à la baisse en, Allemagne, malgré les droits qui sont considérables. Indépendamment d'une moindre consommation, cette baisse doit être attribuée à la situation de plusieurs maisons de commerce qui,. ayant besoin de fonds pour faire face à leurs engagemens , rendent une partie de leurs marchandises. Le café est l'article qui baisse le plus i les sucres sont plus recherchés et leur prix se soutient d'avantage. Le poivre et les autres épiceries sont en baisse. Les objets de médeciae sont ceux dont les prix sont en proportion le plus élevés. Les marchandises servant à la teinture-sont aujourd'hui moins recherchées «t leurs prix diminuent aussi. Du sì. Par ordonnance du 30 janvier damier, S» A. R. le Grand-Duc a établi une commission centrale d'amortissement des dettes du Grand-duchés {Gax>. de Fr.) GRAND-DUCHE DE BERG.' Dutseliorf, 6 fevrier. Un décret du »? janvier dernier fixe à «830 les conscrits à lever dans notre grand duché. Du 7 fevrier. M. le" colonel Gentil , adjudant de S. A. le prince royal de Suède , a passé hier ici, venant de .Stockholm et se rendant à Paris. La plus grande tranquillité règne en Suède ; l'esprit public y est excellent et le prince-royal y est universellement chéri. Du 8 fevrier. Dans la nuit du » au 3 , la glace s'.est détachée à Mimègue , Keckerdam , Keken , Griethausen et Emmerich. Les eaux se sont écoulées paisiblement et toutes nos inquiétudes sont maintenant dissipées. Noas n'avons également plus rien à craindre de la débâcle du Haut-Rhin; aussi replace-t-on déjà les ponts dans les endroirs où il s'en trouvoit. Il est passé ici aujourd'hui un courrier suédois qui se rend à Pai'is. (Gaz. de Francfort.) I S P A G N E. Sar ago ss e, a o janvier. La chute de l'importante forterssse de Tortose aura les suites les plus avantageuses pour les opérations militaires de l'Espagne orientale ; elle ouvre aux armées françaises le chemin de Valence. On assure que le géaéral Suchet doit pénétrer dan ce royaume par la Catalogne et l'Aragon et qu'un autre corps de l'armée du centre y entrera par ia NoBvelIe-Castille. On ajoute que le général Sebastiani, qui sera relevé par un autre eorps dans la province de Grenade 9 occupera Te royaume de Murcie, et s'avancera de là sur les frontières méridionales du royaume de Valence. Le duc de Tarente est chargé du siège de Taragone. Pendant ce temps, le général Baraguay-d'Hilliers maintient la tranquillité du nord de la Catalogne et les communications entre Barcelonne et la Trance avec un corps de réserve, qui reçoit continuellement des renforts». Les régimens de fusiliers et dé chasseurs de la garde , commandés par les généraux Reille et Cafarelli, aides-de-camp de l'Empereur Napoleon, sont placés sur les deux rives de l'Ebre et dans les environs de Burgos, Valladolid et autres endroit», de la Vieille-Castille. (^um ici Emp A ROÏAtmE D' ITALIE- Venite, si*fevrier. On a publié ici une ordonnance de la police, qui condamne à une amende de «00 livres au moin» et à deux ans de prison, tout batelier qui transportera, sans une permission expresse, un soldat sur le continent, et facilitera, ainsi sa désertion. * ( G«* de Venite ) EMPIRE FRANÇAIS. i ^turiny 3 fevrier• Gnecco, savant compositeur, vient da mourir à la fleur de son âge, et au moment où il donnoit les plus belles espérances. Sa manière étoit franche et facile j il marchoit à grand pas sur les traces de Cimarosa. Pe/igusux , s fevrier. Le 4 de ce mois, vers dix heure® du matin, la recette de- Sarlat fut attaquée par cinq brigand* masqués et armés, au lieu dit la baraque de Lac Gendre, commune de Taussemagne, arrondissement de Perigueux. Elle fut bientôt reprise, et les brigands arrêtés, grâces aux. soins et au courage des maires et gardes nationnauxdes communes environ-* nantés. Trois habitants de Rouffignac on* été grievement blessés en chargeant les voleurs. S. M. a accordé uoe pension de jeo fr. à chacun des trois » et a chargé le ministre de la guerre de leur donner une gratification de <00 fr. ( Journ. de l'Empir*) Hambourg, f fevrier. On prévient I« public que par détermination supérieure tous les bur«au$ de la. ïoste aux 1 «s ■ont été ve unis depuis ïe m jtttvier pass? dans le bâtiment dit Yhoken. Bleichen, toutes ies lettre, .pur quelque pays que ce soit , devront par conséquent être tçiftiscs au bureau qui se trouve à l'endroit ci-dessus ludique, d'où la distribution sera «gaiement faire. i'our ce qui çoncerne l'affranchis eiïient des lettres est le jours de départ, tout reste sur l'anc,en pied. Gaz. d'Hambourg.) Paris, 14 fevrier. Un, négociant fraisais, venu de Londres yers la rin de deccmbre , annonce que ia situation des affaires de commerce en Angleterre y devenoir chaque jour plus faucheuse. Les faillites s'y sucçcdoient avec rapidité dans tops |es genres de commerce. Ce ne sont pas seulement les négocions dont les relations étoient établies av«c le continent euiopeei;, qui souffrent de l'effet des mesures adoptées par S. M. l'Empereur des ïïaiçais; ceux qui Commerçaient avec llpde :,olit également atteints par l'effet de ces mesures. Le commerce de l'Inde n'est point un commerce d échanges} il consiste presque tout en achats qui se soldent en argent. C'est le débit des pro-i ductions de l'Inde dans les autres parties du giojje, qui fait rentrer les bénéfices dans les mains des negoçians i et comme l'Europ consomme la plus grande partie de ces produits, ce débouche manquant , 1 Angleterre reste surchargée de marchandises invendues. Aussi la compagnie des indes est-elle extrêmement gênée: on dit qu'elle doit 35 millions steri. La navigation , naguère si active, est extrêmement ralentie. La Tamise offje le spectaçie d'une flottille qui semble innombrable i mais les navires restent en riviere : une grande partie est désarmée journellement. lis manufactures de Manchester sont obligées de réformer beaucoup d'ouvriers, et ce n'est qu'avec des sacrifices que les fabriçans maintiennent le reste- Les produits de ces ateliers s'accumulent comme ies denrées coloniales} les prix des uns et des autres n'ont jamais été aussi bas. Les assureurs pour les contrées du Nord, depuisl^s désasrres dus aux tempêtes et aux confiscations, ne veulent plfjs malgré la teneur de leurs çontrats, payer de primes qu'en faveur des marchandises isaufrage'es , confisquées ou bruiées , qui apparte-noient à des négocians anglais, et le serment est exige à cet éga/d, tour ce qui a été expedie pour compte des étrangers, iqyoiqu'assurê , ne sera l'objet d'aucun dédommagement. Malgré les expériences fâcheuses faites dans ies mers du Nord , le besoin de se défaire des marchandises et tellement impérieux, qu'une flotte de 300 voiles venoit de mettre en mer. Des qu'il se pr sente "la moindre ouverture, il y-a foule ^our en profiter : et les marchandises et denrées coloniales sont offerte de tous les côtés à la fois,, ainsi que les produit? des manufactures anglaises. Enfin, ce sojftt les décrets de l'EMPEREUR qui règlent le cours de la bourse de Londres. Du reste, les ministres étoient fort occupés des intrigues relatives à la régence et de la conservation de leurs places: . les affaires publiques ne renoient qu'en seconde ligne. La guerre avec les Jptats unis étoit prevue à Londres avec un sentiment de peine; on redoutoit l'activité et ia hardiesse des croiseurs am ricains, une plus grande ditticuicé dans t approvisionnement des colonies,, nécessite de donner une nouvelle direction à une partie des forces navales ne la nation. L'expédition Portugal y etoit regardée comme ruineuse, même quand on ny éprouveroït pas d;échec, et par le seul effet des temporisations. — Le bal donné mardi soir par S. A. S. le prince archi çhanclier, a été trç -nombreux, tres-biiliant et tres-aniqié ; or* a dansç jusqu'à cinq heures du matin. — Mr. le comte Tacher de ia i agerie a été nommé gou-vçrneur-général de ïrancfort par S. Â. R. le grand duc. Il a e'te installé dans cette fonction avec beaucoup de pompe le 8 de ce mois. — On se rappelle les calomnies publiées par le purnal anglais l'Alfred, contre les habitans de Dunkerque, au sujet du naufrage du navire l'Elisabeth, et la lettre écrite à'i. Exc. le jrninistre de ia marine par le capitaine de ce navire. "Voici celle que ce marin et ses compagnons ont adressée aux habitans de Dunkerque en quittant leur ville : „ Messieurs, S. M. 1, ayant bien voulu, d'unì maniere tres-grac'euse, nous permettre de retourner en Angleterre , nous ne sauri jus quitter cette ville sans vous exprimer, Messieurs", none profonde reconnoissance des bontés et attentions que vous nous avez generaiçment prodiguées, depuis notre déplorable et malheureux naufrage; nous ne pouvons maintenant que vous assurer que s'il est jamais en notre pouvoir de vous témoigner notre reconnoissance pour tous les services que vous nous avez rendus , npu? en saisirons l'occasion de tout notre coeur. ,, Aous vous prions d'agréer nos voeux sincères pour votre santé et prospérité; et nous avons l'honneur d'être, Messieurs, vos très-humbles et très.obéissans serviteurs. ,, Ti »Jtëfciig Slin? W. Eastwick, Jacson, Laif.e, Haywakd , Eudis , Bâcher. r S. M. vient de déterminer la répartition de 6667 conscrits de 1811, entre les cantons maritimes des trente Départements de signés dans le Sénatus Consulte du 14 décembre dernier. Il y a, dans ce moment, a Paris, un grand nombre de prélats, dont la réunion ne peut être attiibuée ni au hasard, ni à des affaires particulières, Parmi ces prélats , on a distingue S. Em. le cardinal archevêque de Lyon, les archevêques de Tours, de Malines, d'Aixj les évêques de Metz, de Trêves, de Nantes , de, Bayeux et d'Evrpux. • On va reconstruire aux abords du pont Saint-MicheJ , s;;r le petit bras de la Seine, 1.0 le quai Saint-Louis, entre la rue de la Barillerie et cella de Jérusalem ; 2*0 le quai du Marché-Neuf, entre lé pont Saint-Michel et la Morgue, 3. le quai des Augustin* prolongé dans remplacement de ia rue du Hurepoix. * PROVINCES ILLYRIENNES. Çarlstadt , 16 fevrier. On nous écrit d'Agram qu'en vertu des ordres de la Cour d'Autriche, on travaille avec la plus grande activité à la construction des bureaux de recette de? droits de douane et de navigation sur la rive gauche de la Save. Trieste , i6 fevrier. Son Exc. le Maréchal Duc de Raguse* Gouverneur Générai , ayant obtenu un congé d'un mois de s» Majesté l'Empereur et Roi, s'est mis en route pour Paris avant hier matin, - Par d cret impérial du 15 fevrier courant ', Mr. le Général brigade, Baron Delzons, a été nomm Général de Division» J1 sera chargé du commandement de l'armée en l'absence de Son Exc. le Maréchal duc de Ragusé. LOTERIE IMPERIALE D'ILLYRIE. Tirage du 14 fevrier 1811. 80-7-I0-5S-82 Ce Tirage parait avoir ère favorable aux Trieste, on annonce plusieurs ternes échus, et même où les numéros sortis ont été connus . actionnaires ; à payes ie jour ADMINISTRATION DES DOMAINES. Direction de Laybaeb BUREAU de k B. AÌ n ï <4> U K, G« Vente de grains. ' i, AVIS au pub. te. ( p jur la premiere fois) On fait Savoir, que le »s mars prochain ii sera procédé Hans la Ville de Lack devant Monsieur (parles lugovitz Bour-! euemaistre de la Ville, délégué à cet effet par Monsieur l'In-" tendant du Cercle de Laybach , a la Vente par enchere de 1784 metzen d'avoine et que le jour suivant *6 mars ,8i* , on procederà à ichelstettep devant Mr, Musdorffer régisseur du bailiage, à «ne pareille vente de 4 metzen de froment ,5 2/3* metzen de seigle, 30/32 metzen de millet et 55» «i/j» metzen d'avoine. . , , . Ces erains seront adjuges an dernier enchérisseur, qui sera tenu d'en -payer le prix aussitôt après l'adjudication entre les mains du Receveur des Domaines à Krainbourg, Les amateurs pourront prendre connaissance du cahier de charges au Bureau des Domaines de Krainburg, Laybach, le »? février i8n. Le vérificateur des Domaines PELZEfc. Triais 1 De l'Imprimerie 4e Gaspard W«is?