LE LEGAT DE NU MIDIE A. IVLIVS POMPILIYS PISO T. YIBIVS LAEVILLVS . .. ATVS BERENICI ANVS JEAN MARCILLETJAUBERT Institut F. Courby, Università Lyon II La carrière d ’ Aulus Iulius Pompilius Piso est connue, ju sq u ’ à sa désignation pour un consulat suffect, par une sèrie de douze inscriptions africaines décou- vertes dans le ressort de son com m andem ent de la IIIe légion Augusta, préfi- guration de la province qui ne sera officiellement créde qu'à l'époque sévérien- ne, ainsi que l’a dém ontré H. G. Pflaum .1 Le dernier relevé de ces inscriptions, à l’ exception près d’ un docum ent de Calceum Herculis, a été fait par Mile Leiva Petersen, dans sa notice de la Prosopographia Im perii R om ani; 2 B. E. Thomasson avait au préalable recensé les documents épigraphiques qui men- tionnent A. Iulius Piso,3 mais lui avait échappé un fragm ent jadis publié par R. Cagnat,4 fragm ent indiqué dans la PIR 1 sous le t. 7. ano x vi trib -mi item ■ xu l ( T l j £ ( T T ] I. o TO B E R E N I C(i 's R • S T L IT IB • I V D L - L A T I C - L E G - X I I I \ A P O L L • QVJES urb. adlecto)\ N T E R T R Or cette inscription est conservée au Musée de Lambèse, et la collation que j ’ai effectuée su r la pierre apporte plusieurs précisions (pi. 1, fig. 2). Tout d’ abord, cet assez m isérable vestige, brisé de toute part, large de 38 cm, haut de 34, encore épais de 21, avec des lettres de 5 cm, complète en partie l’inscription CIL, V ili, 2745 (cf. p. 1739). On pourra constater que l’ élé- m ent découvert en 1893 s’ adapte parfaitem ent à la ligne 3, là où le A de Appol- l(inaris) est brisé en son milieu p ar la cassure de la pierre décrite par Deia­ m are et Renier, qui donnent cependant des lettres de 6 cm. Ensuite, les parties conservées du texte nous m ontrent, ainsi que l'avaient noté Hohl dès l’intitulé de la notice de la Realencyklopaedie5 et Mile Petersen 346 A r h e o lo š k i v e s tn ik 28 (1977) dans le cours de sa notice de la Prosopographia, qu’il faut aj outer un cog­ nom en aux nom s déjà nom breux du légat. Ce cognomen, m alheureusem ent m utilé, se term ine e n ---------- atusfi Par là-mème apparaìt la gratuité d’ une conjecture de H. Dessau,7 qui, pour avoir noté une lacune dans CIL, V ili, 2582 = D. 1111, e t pour s’ètre fondé sur l’existence d’ un C. Iulius Lupus T. Vibius Varus Laeuillus, questeur d ’ Asie, 8 restitu ait pour notre personnage une nom en­ clature A. Iulius Piso T. Vibius (V arus ?) Laeuillus B erenicianus.9 En effet, dans l’ inscription en cause, le cognomen Laeuillus peut fort bien suivre im- m édiatem ent Vibius, et le fragm ent édité par Cagnat atteste que le cognomen e n ---------- a tus précède im m édiatem ent Berenicianus. Enfin, nous constatons que si A. Iulius Piso a bien été tribun m ilitaire de deux légions, 10 il ne s’ agit pas, p o u r sa prem ière milice, d ’ un tribunat à Apu­ lum, garnison de la X IIIe légion Gemina, comme on l’a cru en utilisant la copie fautive de Cagnat et en l’ exploitant abusivem ent au m épris d ’ une lettre qui m ettait p ourtant sur la voie de la vérité. En effet, là où Cagnat avait identifié ---------- ] L.LATIC.LEG XIIIV [----------- et s’ étonnait de ce V incongru au lieu du G attendu, au point de douter de son identification , 11 nous lisons ---------- ] L.LATIC.LEG XIIFV [----------- Il est évident que, s'il y avait eu le tilde copié par Cagnat, ce trait eüt couvert non seulem ent les hastes, mais aussi le chiffre X qui les précède, et qu’ ainsi nous devons reconnaìtre le trait supérieur, horizontal, d ’ une lettre longue, dont la dim ension excède la hauteur des signes voisins, identification qui nous assure dans la restitution d ’ un com plém ent trib(uno) m [i]l(iiu m ) latic(lauio) (duodecim ae) Fu[l( m inatae)]. On voudra bien se rappeler que les deux légions où a successivement servi notre personnage appartiennent Lune et l'autre à l’arm ée de Cappadoce, la X IIe légion Fulminata en garnison depuis 70 à Mélitène, la XVe Apollinaris à Satala où elle stationne depuis H adrien . 12 L’ inscription de Lambèse CIL, V ili, 2745 se lira done désorm ais13 [a. iulio pompilio] [a. fil. corn, pisoni] 3 [f. uibio] LAEVILEZo] [---------- ] ATOBERENIC[i-] ANO[xui]R.STLITIB.IVD e TRIB.M[i]L.LATIC.LEGXIIFV[Z] /r£M .XFAPOLL.QVAES[t] uRB.ALLÈcto INTERTR[i] 9 BVNICIOS.PRÀETORI CANDIDAtoAV GVST OR LEG .LEG .XII[i gem.item] 12 IIII.FL.PrAE[posito le-] GIONIB\_us i ital et] IIII.FL.CVM [om nibus] 15 [copiis auxilior um i [dato iure gladii] [leg.pr.pr. augustor.1 18 [leg. iii ang. cos. desig.] cursus com parable à celui que donne CIL, V ili, 2582 = D. 1111 (pl. 2, fig. 1), dont les deux prem ières lignes peuvent désormais se com pléter en [A ] Iulius Pompilius A. fil. Cornelia Piso T. Vib[ius L a eu illu s---------- atusl Berenicianus x uir stlitibus indicandis tri[b. mil. lat. leg. xii Fulminatae]. Avant de revenir sur cette carrière, intéressante à plus d ’ un titre, nous voudrions exam iner les dates proposées pour la légation à Lambèse d’ Aulus Iulius Piso. On accepte en général un com m andement de la IIIe légion Auguste et du territoire qui dépend de son légat entre les années 176 et 180.1 4 Sur quoi se fonde-t-on pour le prem ier term e de cette datation? Essentiellem ent sur l’ inscription CIL, V ili, 2547 qui est une dédicace, mutilée, élévée par des vétérans au m om ent de leur libération. Le m onum ent est conservò au Musée de Lambèse (pi. 3, fig. 3), et j ’ en donnerai ici une identification plus précise que ne l’est le texte repu d’ après la copie de Wilmanns : 15 [imp. caes. m. aurelio] [antonino aug.\ 3 [germ. sarm. pont. max.] [trib. pofe]ST*XXXIMP*VI[---------- ] [cos i]II*P*P*FORTISSIMO « [Zifee JRALISSIMOQ [pri]NCIPI*DEDICANTE [ a i ]VLIO PISONE « [Ze]G*AVG*PROPR [7 ei]VETERANI [[ LEG III ]]ÄVG [quii MILITARE COEPERVNT [glab ]RIONE ET HOMVLLO ' [et praesente et rufinol [cosi La pierre est mutilée au sommet, et nous ignorons si après p o telst il y avait XXXIMP, c’est à dire A. D. 175 ou XXXHMP, qui correspondrait à A. D. 176. Je n ’ ai pas retrouvé l’ inscription contem poraine — les dates consulaires le m ontrent — CIL, V ili, 2744 = 18272 qui nous est connue, après les copies de Deiamare et Renier, par un estam page dont la lecture est due à Cagnat. C’ est à ce dernier état que je m ’ arrètei6 [praeposito legionibus i itali 3 [et ini] FL CVM [anxiZiis] DATO IVRE GLADII L[eg] [p]R*PR*[[LEG IIÌ]]ÀVG e [7] ET VETERANI [[LEG III]] AVG QVI MILITARE COEPER[— ?— ] GLABRIONE ET HOMVLL[o] s ET PRAESENTE ET RVFINO COS Q uelqu'espoir qu’on en aìt, l’ intégrité du groupe CVM à la dernière ligne de CIL, V ili, 2745 et du mème groupe au début de CIL, V ili, 2744 = 18272 in terd it de réu n ir les deux pierres. Nous devons noter avant tout la date d ’ entrée au service des dédicants- : ces hom m es ont été incorporés en 152 et en 153, années où furent éponymes les couples consulaires de M’. Acilius Glabrio et M. Valerius Homullus d ’ une part, de C. B ruttius Praesens et A. Iunius Rufinus d ’ autre p a rt . 17 Or, tant que les libérations n'intervinrent qu’ un an sur deux, 18 les soldats accom plissaient vingt-cinq ou vingt-six ans de service. Ils étaient, semble-t-il, libérés les années paires, au début de l’ année, ou en fin d ’ année im paired 9 Qu’ il soit perm is de dresser à ce propos une liste des dédicaces faites p ar des légionnaires libérés, classées chronologiquem ent, et sans tenir com pte des causari de la légion IIa Adiutrix : Lieu Légion Dédicants Entrée au Date de la Service dédicace Référence Apulum XIII Gem. ueterani 102 et 103 (128 ou 129) CIL, III, 7754 = D 2300 Apulum XIII Gem. ueterani manque 13. XII. 135 CIL, III, 1078 = D 2301 Lambèse III Aug. ueterani manque (136 ou 137)2 CIL, VII, 2534 Lambèse Ill Aug. ueterani 124 et 125 (150) CIL, V ili, 2747 = D 1070 Lambèse Ill Aug. manquent 128 et 129 (154) CIL, V ili, 18066 Viminacium VII cl. ueterani 134 et 135 (160) CIL, III, 8110 = D 2302 Bostra Ill Cyr. ueterani 136 et 137 (162) AAA Syr., 22, 1972, 172—173 Lambèse Ill Aug. 7 et ueterani 140 et 141 166 CIL, V ili, 18067 = D 2303 Lambèse Ill Aug. 7 et ueterani 152 et 153 176 sic CIL, V ili, 2545, 2744, [2745] Bostra Ill Cyr. manquent 163 1882 1 AAA Syr., 22, 1972, 173—174 Apulum X III Gem. ueteranus 166 191 CIL, III, 1172 Alexandrie II Tr. ueterani 168 194 CIL, III, 6580 = D 2304 Lambèse Ill Aug. ueterani 173 (198) CIL, V ili, 18068 Lambèse Ill Aug. manquent 174 (199) Ant. Afr. 1 , 1967, 75 Lambèse Ill Aug. manquent 199 (224) inédit Mont Albin II Parth. milites 218 23. VII. 244 CIL, VI, 793 = XIV 2258 ter = D 505 Nous devons, devant la discordance m anifeste entre l’inscription de Lam- bèse et les autres dédicaces de vétérans, suspecter une rédaction ou une gravure fautive de CIL, V ili, 2547, et, mème si le texte, tel qu’ il semble avoir été gravé,22 paraìt se rapporter à l’ année 176, la rédaction ne saurait en ètre antérieure à la fin de 177, ni postérieure au début de 178.2 - 3 Je pense done qu’il fau t envisager l’ existence de trois bases élévées à la m èm e occasion de libéra- tion de deux classes ; Tune était dédiée à Marc-Aurèle, CIL, V ili, 2547 ; une seconde, non retrouvée, l’ était à Commode, et la troisième, CIL, V ili, 2744= 18272 l'était au gouverneur, dont elle donnait titulature et cursus .24 Une autre constatation s’ impose, c’ est que sur les deux fragm ents conservés il n ’ y a pas place pour une m ention de désignation au consulat; encore convient-il de chercher où apparaìt cette indication du consulat à venir. Le tableau en est facile à dresser : leg. augustiorum pro praetore leg. Hi augi leg. aug. pr. pr. leg. aug. pr. pr. leg. aug. pr. pr. leg. leg. iii aug. pr. pr. cos. desig[natus] cos. des. cos. designatus cos. desig. cos. desig. CIL, V III, 2582 = D 1111 BCTH, 1911, 112,9 = An. Ep. 1911,103 BCTH, 1916, 233, 5 = An. Ep. 1916,30 BCTH, 1916, 234, 6 = An. Ep. 1916,31. BCTH, 1920, LXXXIX = An. Ep. 1920, 36. Aucune de ces inscriptions n ’ est datée. Voyons alors le tableau de ses titres dans les autres inscriptions où il apparaìt : [leg.] augu[st]orum [pro] leg. augg. pr. p[r.] leg. aug. pr. pr. leg. aug. pr. pr. l[eg. aug. p]r. pr. iii aug. pr. sous Marc et Commode sous Marc et Commode imp. caesares 177 ou 178, plutòt que 176 177 ou 178, plutót que 176 CIL, V III, 19512 = ILAlg, II, 684 RAf., 1931, 205 = An. Ep., 1933, 42 CIL, V III, 2488 CIL, V III, 2547 CIL, V III, 2744 = 18272 On au ra im m édiatem ent rem arqué, avec la m ention imp. caesares, la redaction leg. aug. pr. pr. sur l’ inscription de Mesarfelta, El Outaya, CIL, V III, 2488, qui commémore la réfection d ’ un am phithéàtre. La pierre existe toujours, en- castrée dans un m ur à l'entrée nord du village moderne,2 « et, lors de m a re­ vision sur l'originai, je n ’ ai eu à noter que l’omission par W ilmanns du prénom, T (itus), du préfet de la VIe cohorte des Commagéniens, Aelius Serenus (pl. 2, fig. 4). L'inscription est im précisém ent datée: du moins sommes-nous sùrs d ’ une incorrection formelle, puisque, sous deux em pereurs Im p. Caesares M. Au­ relius Antoninus et L. Aurelius [[Commodus Aug.] ],2 a Germanici, Sarmatici, fortissim i, qui am phitheatrum ueiusiate corruptum a solo restituerunt per coh. ( sextam ) Commagf enorum ) . . . curante T. Aelio Sereno praef., le légat im périal semble ne dépendre que d ’ un Auguste, A. Iulio Pompilio Laeuillo leg. Aug. pr. pr. Ceci n'est pas sans exem ple.27 Mais deux Augustes sont indiqués sur une inscription écartée par B. E. Thom asson , 28 et passée sous silence dans la notice de la PIR .2 9 Il s’agit d’ une dédicace au dieu Malagbel, ainsi présentée par E. Albertini : 30 DEO MALAGBE, PRO S AL VTE D i s ) I MP M V!1 » IL6 A /G 6P R I TCL I V > ITC TÜ A /s A lbertini notait que LEG III avait été m artelé, que Ton attendait DDNN puisque le légat m entionné à l’ablatif, «un tei étant légat», dépend de deux em pereurs; «on s’est contenté probablem ent de gém iner le p de imp». Et il précisait que «parrai les légats de Numidie qui nous sont connus, il n ’ y en a qu'un dont le nom puisse ètre restitué ici : c’est A. Iulius Piso, légat de Marc- Aurèle et Commode (177— 178).» J. Carcopino en a redonné un facsim ile, si l’on peut appeler ainsi un dessin inspiré d ’ un autre dessin, élaboré par lui d’après Albertini, et toute sa dém onstration pour refuser l’ identification pro- posée par le prem ier éditeur est fondée sur la place de la m oulure .31 Le dessin aidant, le nom du légat ne convenait plus et Carcopino datait le texte des an- nées 193— 198, et le ra p p o rta i à C. Iulius Lepidus Tertullus, ou, mieux, à Q. Anicius Faustus. En fait, sur la pierre très fruste conservée au Musée lapidaire d ’El K antara, j'ai lu AIVLI// // //SON//LEGAV GGPRP// A( ulo) Iulio Pisone leg(ato) Aug( ustorum ) p r (o ) pr(aetore), avec des A non barrés, sans pouvoir dire s’ il y a ou non monogram m e NE dans le groupe PISONE. A vrai dire, l’intérèt m ajeur de cette inscription ne tient pas à l’ identifica- tion du légat ; elle posait — et ne pose désormais plus, nous le verrons — le problèm e d'une dédicace à Malagbel, dieu syrien, entre 177 et 180, à El Kan­ tara, Calceum Herculis, où Fon sait qu’ ont tenu garnison un numerus Heme- senorum et un num erus Palmyrenorum.3 2 Et c'est la date de l’ im plantation de ces corps de troupe en Numidie qui a fait Fob jet d ’ une longue controverse, dont la vanité est dém ontrée p ar un autre docum ent épigraphique, entre Jé- ròm e Carpino et Eugène Albertini. Louis Leschi a publié à nouveau 33 le texte d ’ un ponderarium qu’ avait fait connaìtre Albertini dans sa contribution aux Mélanges ErnoutA* Sur ce fragm ent, que j ’ ai revu au Musée lapidaire d’El K antara, apparaìt le nom de M. Lucceius T orqua[tus B assianus] , 35 auquel s’ était attaché L. Leschi à propos des dédicaces de l’am phithéàtre de Lambèse, où il avait pu déchiffrer son nom m artelé,3 « et auquel s’est naguère encore intéressé S. Tourrenc .37 Le ponderarium est done bien daté des années 168— 169; or, il porte, comme Fa bien vu Leschi et com m e j'ai pu le vérifier (pi. 3, fig.S), là où Albertini, sur une ligne «courte, m al gravée, peu lisible,» avait cru distinguer L. Aem. F e(lix) ou fe (c it ) , 38 .N.PALMYR., ce qui atteste Fexistence du numerus Palm yrenorum dès cette date. L’opposition de Car- copino, qui, p ar une pétition de principe fort hasardeuse, et, a priori illogique, liait la création des num eri Syriens à l’érection en colonie des villes dont ils provenaient, n ’a done aucune raison d'etre. L’ existence désormais attestée d ’ un culte orientai, et plus précisément Syrien, à la fin du règne de Marc-Aurèle dans un territoire qui ressortit au légat de la IIIe légion Auguste explique peut-ètre une inscription de Lambèse où apparaìt le nom d ’ Aulus Iulius Piso. C’ est un autel fort m utilé qui fut trouvé près du tem ple d’Esculape, c’ est à dire dans le quartier des temples consacrés aux m ultiples divinités révérées à Lambèse. Je l’ ai revu au Musée (pi. 3, fig .6 ), et j ’ai collationné pierre et publication fai te par Carcopino.39 Plutòt que de décrire les lectures du prem ier éditeur, je reproduirai ici le texte publié et m a propre identification IN V IC TO SA C üiM A" SDO RO v . V L- P IS NIS • LEG • LEG • III • AVG • P R -P R • C O S D F . S 1 G • S ■ M • T R 1 R r » » > i p r i INVICTO * SACRVM * M IJ //V IT / / / / V / / / / * 3 T * /J VL * 1 * .'/ * V |----------]A // // I ;//[’ ----------] S / / 0 [?] // O // [.] // / J , J J // [ — — —] IVL • P IS [. ] « NIS * LEG * LEG * III * AyG * PR * PR * COŠ * DESIG * // * ME * TRIB M IL[*]LEG[*]LT[i---------- L.2 : je ne vois que trois bases de lettres, une haste, peut-ètre un S ou une haste, encore; à la fin, après V, trace d'un ou deux signes. L.3 : après le T initial, un point très probable ; après VL, une haste entre deux points. L.4 : il n ’ est pas impossible que le second signe soit un N. A la fin, après S, B ou D plutòt que P ou R; après le O, la pierre s’ est brisée selon un tracé qui peut laisser à croire à l’ existence d ’ un M; on pourrait penser à DOM[o], sans oser l’ affirm er. L.5 : je ne suis pas sur de l’ identification du prem ier signe, P ou R; la troisième lettre, après O, est peut-ètre S, et, semble-t-il, une équerre, B, D, E ; enfin, avant une longue cassure, un em pattem ent de lettre. L.7 : j ’ hésite à identifier f , qui peut ótre F ou un m onogram m e SE. 1 Cuicui, An. Ep. 1916, 31 2 Lambèse, BOTH, 1893, p. 153, fait partie de CIL V ili 2745 i i T i ijaw üpii i f i p IVmiMWlTVv , ? ------------------- IDATVSAV6V STOIJŽMjC ’OS IIV IO R V /V I-] 'A I Ol V 1 1 pfS{ Ivilì •*w*H8**s»(^**«l*(iJt£(üv x. T . X . ; cf. Bull, épigr. 1967, 510. 65 PIR2 , I, 260; cf. D. 8971 et IGRR, IV, 1509 = Sardis, I, 45. Voir aussi Ti. Iulius Frugi, PIR2 , I, 330, d’ une famille d’ Asie entrée au Sénat peut-ètre dès Do- mitien. 99 PIR2 , I, 507. 07 M. Ballance, Anatolian Studies, 7, 1957, p. 147—151, améliorée dans Bull, épigr., 1958, 490. 68 PIR2 , I, 391. 69 PIR2 , I, 141. ™ PIR2 , I, 136. 71 PIR2 , I, 389. 72 RE, VIII, A, 2, col. 1996, s. u. Vibius no 63. 73 Ibid., col. 1995—1996, s. u. Vibius n° 62. 74 Ibid., col. 1995, s. u. Vibius, n° 61. 75 Ibid., col. 1994—1995, s. u. Vibius no 60. 76 Cf. Habicht, Istanb. Mitt., 9—10 (1959—1960) 109—127. 77 BCTH, 1911, p. 112 n. 9 = An. Ep., 1911, 103; cf. PIR2 , I, 657. 78 PIR2 , I, 255. 79 ILAlg, II, 638; cf. PIR2 , 1, 501. 89 PIR2 , I, 260. LEGATUS NUMIDIAE: A. IULIUS POMPILIUS PISO T. VIBIUS LAEUILLUS ... ATUS BERENICIANUS Povzetek Primerjava dvanajstih doslej poznanih napisov, ki se nanašajo na polionima Aula Julija Pompilija Pisona, legijskega legata III. Avguste, omogoča skoraj popolno določitev njegovih imen; dalje, omogoča precizirati njegovo službeno kariero, po­ sebej tudi ugotoviti, da je bil tribunus laticlavius v Kapadociji v legijah XII. Ful­ minata in XV. Apollinaris; dalje, natančneje datirati njegovo legaturo v Numidiji, namreč v leta med 177 (ne 176) in 179, ter povezati izredno poveljstvo, ki ga je prejel nad dvema legijama v Podonavju, z uporom Avidija Kasija; poskusiti dolo­ čevanje njegovega izvora, ki ga je iskati, se zdi, prej v Aziji kot v Italiji. Hkrati pa so te raziskave omogočile dopolniti napis CIL VIII 2745 s tekstom BCTH 1893 str. 153; korigirati in dopolniti čitanja napisov CIL VIII 2488 in 2547; ugotoviti, da spada napis Ann. ép. 1933, 42 v čas skupne vlade Marka Avrelija in Komoda; ugo­ toviti, da so obstajali sirijski numeri že preden je bil mestoma Hemesa in Pal­ myra dodeljen status kolonije; in končno, razložiti napis Ann. ép. 1933, 46.